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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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DALLEMAGNE. Liv. XXV. Sect. VII. z

Flandre, à la même condition de payer la légitime à chacun de ses freres ^ d . Al ,cadets (l). , lemagne,

II étoit évident que les fils de Bouchard navoient nulle raison de se 1254-1,315.plaindre de ce jugement, qui fut rendu par S. Louis deux ans avant son 'départ pour la terre Sainte; Jean dAvesnes nen parut cependant rien moinsque satisfait, & il sen plaignit fore amèrement à S. Louis lu i-même. Toutefois, ne pouvant, du moins alors, se dispenser de se conformer h la senten-ce des deux arbitres, il feignit de vouloir sen tenir à leur décision: maisquelque tems après que le Roi de France fut parti pour la Palestine, JeaneAvesnes ayant épousé la Sœur de Guillaume de Hollande, & se croyantassez fort avec un tel appui, résolut de rompre le compromis quil avoit si-gné, & de ne plus sen tenir au jugement prononcé par les deux arbitres.

Marguérite irritée se déclara pour les Dampierres, & Guillaume sempreíîàdautant plus de prendre le parti des dAvesnes, quil ne cherchoit quune oc-casion de se-venger de Marguérite, contre laquelle il étoit très-irrité, à causeque la ComteíTè avoit voulu contraindre son frere Florent à lui faire hom-mage des Comtés de Hollande & de Zélande.

Jean dAvesnes profitant de cette occasion, rompit hautement laccommo- Guerre e»cernent quil avoit fait avec les Dampierres, & attira dans son parti lEmpe- Hollande,reur Guillaume son beau-frere, le Duc de Brabant, lEvêque de Liège, lesComtes de Cleves, de Bergues, de Luxembourg, lArchevêque de Colo-gne, & plusieurs Seigneurs des Pays.-Bas. De leur côté, Marguérite & sesenfans du second lit, appellerent à leur secours les Seigneurs de France quicroyant devoir soutenir le jugement de S. Louis, défendirent la Comtesse:ensorte que plusieurs dentre eux suivis de leurs vassaux, & ayant à leur têteles Comtes de Bar & de 8. Pol, marchèrent au secours de Marguérite, & ten-tèrent une descente dans lîle de Walcheren cn Zélande, ils sétoient flattésde surprendre dAvesnes ; mais ils furent surpris eux - mêmes par Guillau-me de Hollande, qui sétant douté de leur projet, & sétant mis dans cetteîle en état de défense, les attaqua & les battit si complettement, quils per-dirent vingt mille hommes dans cette malheureuse action, le 24 de JuilletI2ZZ (2).

Accablée par ce cruel évenement, la Comtesse Marguérite, résolue de- en Flan-rir plutôt que de céder à lEmpereur Guillaume, implora le secours de à,Charles, Comte dAnjou, frere de S. Louis , & afin de le déterminer, ellelui céda la ville de Valenciennes & tout le Comté de Haynaut. A des con-ditions aussi brillantes , Charles ne balança point, & rassemblant une puissan-te armée, il entra dans la Flandre, dans la résolution dy abattre entiere-ment les ennemis de la Comtesse; mais le plus puissant de ceux-ci étoit alorsdans lîmpossibilité de soppofer à Charles: les Frisons sétoient révoltés con-tre lui, & il avoit été obligé de marcher contre eux avec toutes ses forces;ensorte que néprouvant ni résistance ni obstacles, Charles avoit déja fait desprogrès très-rapides en Flandre; il sétoit déjà rendu maître de Rupelmonde,

Mons, Valenciennes, & de plusieurs autres places, quand vainqueur des Fri»

(t) Matth. Paris. Daniel Hist. de France. Tom. III.

(2) Idem ibid, Cltrtnit, Alb. Abb. Stad. ai ami. J253,

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