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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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SíCT.VIlI.Hist. J’Al-lemagne ,1314-1,100.

Soins utilesde Ï Arche-vêque deTrtves dansle diocèse deMayence.

Trouhles inAlsace.

HISTOIRE DE L’E M P I R E

de prendre le titre de Roi de Pologne, ceffèroit aussi d’éxiger les tributsqu’il avoir jufqu’alors demandés au sceptre Polonois (1).

Baudouin de Luxembourg, Archevêque de Treves fut l’un de ceux qui semontrèrent les plus sensibles aux succès des armes de Jean & de Charles. Bau-douin étoit lui-même le plus respectable Prélat qu’il y eut alors en Alle-magne & peut-être même dans toute l'étendue de la chrétienté: aussi laconfiance qu’il avoit inspirée par sa justice, sa valeur & son habileté étoittelle, qu’il étoit en même tems chargé de l’administration des Diocèses deMayence, de Worms & de Spire : depuis quatre ans que le siégé de Mayen-ce étoit vacant, le chapitre n’avoit cessé de demander Baudouin pour Ar-chevêque: mais Jean XXII y avoit nommé Henri de Wirnebourg; les Chanoi-nes opposés à cette nomination avoient chargé l'Archevêque de Treves del’adminiitration du Diocèse, où le respectable Prélat rétablit le bon ordrepar ses soins, & même par ses armes contre ceux qui suscitoient des trou-bles (2). Dans le tems même que Baudouin remplissoit avec gloire l’admi-nistration du Diocèse de Mayence, il soutenoit avec avantage la guerre dansle Diocèse de Spire, dont l’administration lui étoit également confiée. Ber-thold fils de Bubech, Comte de Bourgogne avoit été transféré de ce siégé àcelui de Strasbourg. Berthold guerrier par goût, avoit toujours les armesà la main, il signala son avènement au siégé de Strasbourg par une guerrecontre le Marquis de Bade & le Comte de Wirtemberg, qui lui disputoientquelques fiefs. Ces deux Seigneurs suivant l’usage constamment suivi dans cesiecle, porterent le ravage & la désolation dans les terres que Berthold possé-doit au de - là du Rhin, le Duc d’Autriche l$*chargea du soin de terminercette querelle, &, après avoir ravagé les terres des deux Seigneurs & deleurs vassaux, il offrit & fit accepter fa médiation.

Opprimées par les Seigneurs, les villes n’avoient qu’un seul moyen de segarantir de leurs entreprises, celui de se liguer: ce fut là le parti que pri-rent celles de Strasbourg, de Baie & de Fribourg: mais malgré cette con-fédération, l’Alsace n’en sut pas plus tranquille: Othon, Duc d’Autriche li-gué avec l’Evêque de Constance & Berthold, entreprit le siégé de Colmarqui soutenoit la cause de Louis V ; l’Empereur marcha au secours de cetteplace. Berthold conseilla vainement au Duc Othon d’aller à la rencontredes Impériaux, & de leur livrer bataille; le Duc s’obslina à pousser le siégéde Colmar, & pendant que l’Evêque perdoit le tems à donner des conseilsqu’on n’écoutoit pas, les Impériaux lui enlevoient la ville de Rhinfeld. LeDuc d’Autriche n’eut pas autant de succès, & il fut obligé de renoncer àson entreprise, après avoir ravagé les environs de Colmar (3). Celui quipar état eût du prendre les plus grands soins pour faire ceílèr ces désordres,le Pape Jean XXII, ne cessoit d’attiser le feu de la discorde; il ne songeoitqu’à susciter des ennemis à l’Empereur, & il écrivit à ce sujet des lettrestrès-prestances au Duc d’Autriche: il alla même jusqu’à lui offrir cinquante

mille

(1) Dubrav. fíiflor. Bojem. L. *1. Anral. Trevir. Tom. 2. P. 204. Histor. Thuring.(r) Albert Argentin. P. ISA. (z) Wenker. ?. 49. Chrême, Vitod. Cruíìus Annal Sue-’jù. Tom, 2. L. 4. c. 7.