D’A LLEMAGNE. Liv. XXV. Sect. VIII. t 37
uement chercher des secours jusqu’à Montpellier, il devint & demeura aveu- ZE.vill.gle; cet accident l’affiigea au point, qu’avant que de rentrer dans ses Etats, Hifl. d’Al-s’arrêtant auPont de Bouvines, entre Lille & Tournai, il y déclara ses der- Jemagne,nieres volontés par un acte public; & ce testament, qu’il sembloit ne faire 1 3 H-400 .que pour assurer le fort de son jeune fils Wencellas, âgé pour lors de deux "ans seulement, fut bientôt une source de divisions, car Charles frere ainé deWencellas s’empara de ce duché & le garda pendant huit années (1).
Des troubles beaucoup plus violens agitoient alors le Dannemarck; Eric Troubles && Christophe étoient morts ; Othon, fils du dernier étoit retenu en captivité às/E enpar Gerhard Comte de Rendsbourg, qui s’étoit fait nommer Régent duRoyaume pendant l'interrègne, & Waldemar, frere d’Othon vivoit paisibleà la cour de Munich, auprès de l'Empereur. Gerhard, d’une ambition ou-trée, vouloir mettre cette couronne fur la tête du Comte de Sleswick sonneveu, qui y avoir renoncé, il ne ceílòit de le presser de faire valoir sesdroits, promettant de le seconder de toute sa puissance, mais les Danoisavoient résolu de ne jamais paílèr fous le joug de la famille de Holstein ; sedoutant des desseins du Régent, ils envoyerent à Louis V des Ambassadeurs,chargés de le prier de leur renvoyer le jeune Prince Waldemar, qu’ilsvouloient placer fur le trône de ses peres. Informé de cette démarche, Ge-rhard commença par déclarer que lui ni son neveu n’aspiroient au sceptre Da-nois; & cependant, lorsqu’il cherchoit h en imposer par cette fausse décla-ration, il fit comme Régent du Royaume les plus grands changemens, & ,
donna les gouvernemens les plus importans à des personnes attachées à la ,
maison de Holstein. Ces innovations achevant de le rendre odieux, les Da-nois prirent les armes & leverent de toutes parts l’étendard de la révolte. Ge-rhard à la tête d’un corps de dix mille hommes de troupes étrangères mar-cha contre les révoltés, massacra impitoyablement tout ce qui se présenta ?
devant lui, mit h feu & à sang tout le pays qu’il parcourut jusqu’à Rander-sen, & ulcéra vivement contre lui le peu de Seigneurs Danois, qui jusqu’a-lors lui avoient paru attachés.
L’un de ces Seigneurs, Nicolas Jacobi, homme d’une illustre naissance &d’un courage intrépide, forma le généreux projet de délivrer la nation du ty-ran qui l’opprimoit, mais asm d’éviter juíqu’aux apparences de la trahison,il commença par dire au Comte Gerhard qu’il renonçoit à son amitié; &dès ce moment se déclarait son ennemi. Quelques jours après le brave Ja-cobi , accompagné seulement de 47 cavaliers, entra dans Randersen, péné-tra dans la maison où logeoit le Régent, dont il massacra la garde, enfonçales portes de son appartement, alla l’égorger dans son lit, & se retira si pré-cipitamment lui & les siens qu’il fut vainement poursuivi. La mort du Com- Fin ieste de Rendsbourg ranima le courage des Danois, qui, commandés par Ja- Troublescobi chassèrent du Royaume les Princes de Holstein & leurs partisans, ils de D ? mi 'remporterent meme fur eux une victoire complette, quoique funeste à Ja-cobi , tué des le commencement de faction. La retraite des Princes de Hol-stein rétablit le calme parmi les Danois qui proclamèrent Roi, Waldemar III,fils de Christophe II. Prince d’un caractère aimable, doux, généreux, chéri
(D Dubrav: Hist. Bojem ; L. 21. Hist. Luxemb. L. 20 .
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