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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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18 ì histoire DE L’EMPIRE

SectVIII. veur CO* Urbain & Charles IV n’étoient guere occupés alors des affairesi/j/î. d’Al- de Pierre de Lusignan. Le Souverain Pontife résolu daller établir sa résidencelemagne, à Rome, avoit déjà envoyé préparer à Viterbe son logement & celui des1314 -h°q » Cardinaux: il employoit tous ses foins à dissiper les troubles toujours fomen-~ tés, excités & accrus par l’ambition, la haine & les usurpations de l’Arche-vêque de Milan, qui vc-noit d’envoyer contre Gênes, dont il vouloir se ren-dre maître, des troupes fous le commandement d’Ambroife Vifconti son filsnaturel. Urbain après avoir écrit à tous les Princes d’Italie de se liguer con-tre ces implacables ennemis de la tranquillité publique, envoya demander du•secours à l’Empereur : celui - ci toujours empressé, du moins en apparence àdéfendre les intérêts du S. Siégé, assembla à Francfort une diete générale,où l’on délibéra fur les moyens de pacifier l’Italie ; cette grande affaire futtrès-vivement agitée; on ne décida rien, & toutefois, comme si l'on eûtpris les moyens les plus efficaces, & qu’on eût déjà fait les plus immenses,préparatifs, Charles IV envoya des députés à Avignon chargés d’annoncer àUrbain que tout étoit prêt, & pour lui demander s’il vouloir être devancéou suivi par l’Empereur en Italie. A cette agréable nouvelle le souverainPontife se hâtant de marquer sa reconnoisiànce à Charles, lui écrivit, & leBrillantes pria de hâter fa marche autant qu’il lui feroit possible. .Une armée Impérialeíí /W/“, étoit en effet d’autant plus nécessaire alors en Italie, que T Archevêque der 'Empereur Milan, informé de l’appuy que le Pape trouvoit dans le chef de l’Empireau Paps. exhala contre celui-ci fa colere dans les expressions les plus outrageantes;1366-1367. son frere Galéas Vifconti tout aussi violent & non moins usurpateur, avoitporté le fer & la flamme dans le Piémont qu’il avoit projetté de soumettre,ainsi que la Province & le Comté de Forcalquier. Allarmé de l’invasion deces Etats qui appartenoient à Jeanne, Reine de Naples, le souverain Pontifepresià plus vivement encore Tarrivée des secours promis par l’Empereur, quisatisfait de s’épuifer en promesses aussi brillantes qu’elles étoient vagues, nefit aucune sorte de démarche pour arrêter les progrès de Galéas (2).

Voyage du Ne doutant pourtant point de la fidélité de l’Empereur à remplir sesPaps en engagemens, Urbain quitta le séjour d’Avignon au teins où il avoit promisItalie fc? de prendre la route d’Italie, & dès le neuf de Juin 1367 il fit son entrée àViseòmii' Viterbe, où il fit une ligue offensive & défensive avec Charles IV, Louis,Jrchevêqui Roi d? Hongrie, & les Seigneurs de Padoue, de Ferrare & de Gonzague,de Milan, contre la maison de Vifconti, si fertile en tyrans & en déprédateurs. Mais1368. cette ligue même au lieu d’arrêter les fureurs de l’Archevêque de Milan, nefit que l’engager à exercer des troubles encore plus affreux. II s’abandonnafans ftein aux plus atroces cruautés, & sous prétexte de mépriser & le Pape& l’Eglise, il se livra publiquement au plus honteux libertinage; il accabloitles peuples d’impôts, faifoit traîner dans son palais les filles & les jeunes fem-mes des maisons les plus ffistinguées, les violoit impudemment & les faifoit* indignement outrager; l’un des plaisirs de ce monstre, étoit de tourmenter& de faire expirer dans les plus horribles supplices les prêtres & les moi-nes (z).

, (1) Raynald ai ann. 13*57. N*. 19-20. (2) Raynald ad ami. 1367. N° % 2o-22-,

( 3 } R?ipald ad ann. 136S. N». 1 - 3.