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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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SacT.VIII.Ih /t. d’Al-lemagne ,1314-1400.

Mort d'Ur-bain V.1370 -

Jvenementie GrégoireXI au Pon-tificat. IIulcéré laTosearu.

1371 -

Outra; tfait pir leDuc dt su-lien áWencejasfrété dCharle. IF.

184 HISTOIRE D E L’E M P I R E

1370, après un pontificat de 8 ans, 9 mois 10 jours. Urbain V fut amère-ment regretté ; il méritoit l’estkne & le respect de ses contemporains par sonzele éclairé, sa modération, autant que par l’intégrké de ses mœurs : il aima &protégea les sciences & les belles lettres : il étoit dans l’ufage d’entretenir dansles diverses universités de l’Europe mille étudians, il fut le pere des pau-vres & des orphelins, ^irréconciliable ennemi des opprestèurs, & fur - toutdes usuriers, des simoniaques & des concubinaires (i).

Pierre Roger, Cardinal de Beausort, neveu du Pape Clément VI, & filsdu Comte de Beausort Gentil-homme François,fut le digne successeur d’Ur-bain V; il se distingua fous le nom de Grégoire XI par beaucoup de dou-ceur, l’amour des lettres & des mœurs respectables. Dès son avenementk la chaire Pontificale, il se donna les plus grands soins pour engager lessouverains de la chrétienté à passer en Orient, où les Turcs se rendoient dejour en jour plus formidables. Mais les Princes Européens avoient perdudepuis long-tems la folle envie d’abandonner leurs plus chers intérêts & dé-peupler leurs Etats, pour des guerres qui leur étoient tout - à - sait étrangers.Ce n’étoit seulement pas contre les Musulmans que Grégoire imploroit lessecours des Puiflànces chrétiennes, il sollicitoit encore avec plus de chaleurle secours du Roi de Hongrie & celui de l’Empereur contre l’ambitieuxBernabo Visconti, qui toujours les armes k la main, ne médirait rien moinsque rafierviílèment de l’Italie entiere. Le motif du Pape qui témoignoit ledésir le plus vif d’affranchir Italie du joug de la tyrannie dontl'Archevêque deMilan menaçoit toutes ces contrées, -eût fait le plus grand honneur h Grégoi-re XI, si par malheur on ne l’eut allez généralement accusé dans ce mêmerems de trâmer de fort mauvais deílèins contre la Toscane, & d’avoir mêmefait quelques démarches dans la vûe d’étendre sor elle le joug temporel du 8 .Siégé. Grégoire fe justifia de cette accusation comme de la plus sensibleinjure que l'on put faire h la droiture de ses intentions; ses raisons ne ramenè-rent point les Tolcans; & ils resterent d’autant plus persuadés de l’attentatque le chef de l’Eglise avoir médité contre eux, que dans le même teins pré-cisément Perouse, ville de Toscane, éblouie & gagnée par les émiílàires du S.Siégé, fe déclara sujette du Pape, & réconnut son autorité quant au tempo-rel. Quoiqu’il en soit le nouveau Pape ne put se rendre souverain dans laToscane, & il eut le désagrément de voir les divers Princes de l'Europeauífi indifférens aux progrès des armes Musulmanes en Orient, qu’aux violen-tes hostilités de Visconti en Italie. II est vrai que l’Empereur fit de bellespromesiès aux envoyés du Pape, mais il les oublia presqu'auffi- tôt qu’il leseut faites, & ne s'éloigna point de Prague, d’où vraisemblablement il ne se-roit pas sorti, si les entreprises du Duc de Juliers ne l'eusièm contraint deprendre les armes.

Charles IV aimoit tendrement Wenceflas, Duc de Luxembourg & de Bra-bant son frère, Prince rempli de valeur & d’excellentes qualités. Souverainde Strasbourg, Marquis du S. Empire & Intendant des grands chemins ,Wenceflas digne d’occuper des postes encore plus élevés, jouisloit & n’abu-foit pas de la confiance de l’Empereur son frere. Les honneurs qu'on lui

ren-

( 1 ) Raynald ib. Flouy. i7 ijl. Eccl Tom. 1 . Liv. §6.