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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’ALLEMAGNE. Liv. XXV. Sec t. VIII. j8 7

les, le moins guerrier & le moins conquérant des Princes, parloir un langa-ge d’autant plus ridicule, que trente Césars comme lui n’eusiènt pas risquéde s’éclipíer les uns les autres, & qu’ils eussent été tous fort paisibles. Aureste, le Roi de Hongrie qui inontroit tant de chaleur pour cette entreprise,ceílà d’en parler & de trouver que la Religion fut intéressée h une sembla-ble entreprise, aussi-tôt qu’il apprit que les Turcs ne songeoient plus àmarcher en Hongrie (i).

Grégoire XI, dans la lettre qu’il avoit écrite à l’Empereur pour l’exor-ter h sécourir Jean Paléologue, parloit des divisions qui étoient survenuesentre Charles ÌV & les Ducs de Bavière. Le Marquisat de Brandebourgque l’Empereur s’étoit proposé de faire entrer dans fa maison, étoit l’objetde cette division. Après la mort de Louis, fils ainé de l’Empereur Louis V,Louis le Romain posséda le Brandebourg, qu’il transmit à Otton son frere.Celui ci, lorsqu’il épousa la Princesse Anne, fille de Charles IV, consentit parl’un des principaux articles du mariage , que dans le cas où il ne laiílè-roit point d’héritiers de son nom, le Marquisat de Brandebourg passât enpropriété aux Princes de la Maison de Luxembourg. Rupert, Comte Palatin& proche parent d’Otton ne fut pas plutôt instruit de cette convention, qu’ilengagea son parent à la faire rompre: mais Charles IV, qui dès lors son-geoit à faire élire Wenceslas son fils ainé Roi des Romains ne vouloir pas sedé saisir des droits qu’on lui avoit donnés h cet Electorat, & qui s’il en étoiten possession, lui asluroit une voix de plus dans sélection. Dans cette vûe,il s’efforça de le réunir au Royaume de Bohême, mais les Ducs de Bavière& le Comte Palatin ne voulant point y consentir, il résolut d’avoir par la for-ce , ce qu’il ne pouvoir obtenir par la voie de la négociation, & il se dispo-soit à commencer les hostilités, lorsque le Pape offrit sa médiation ; elle futacceptée de part & d’autre, & Otton, moyennant une somme considérablecéda ce Marquisat à Charles qui en investit Wenceslas son fils ainé, & dansla fuite Sigismond le second de ses fils: ainsi la maison de Bavière eut la dou-leur de voir passer l’Electorat de Brandebourg dans la maison de Luxem-bourg , qui n’y avoit d’autre droit que celui qu’elle tiroir de l’imbécillité duPrince Otton (2).

Toujours persécuté par l’Archevêque de Milan , Grégoire XI ne connois-sant que trop la faiblesse & l’inutilité des armes spirituelles contre un tel en-nemi, se plaignit amerement à la plupart des souverains, du peu d’intérêtqu’ils avoient jusqu’alors paru prendre à fa situation, & il les conjura de sehâter de lui fournir des troupes ; mais comptant peu fur les promesses géné-rales qu’on lui fit, il prit la généreuse résolution de tenter les derniers effortspour la défense de l’Eglise, il épuisa les trésors de la chambre Apostolique &rassemblant tout autant de soldats qu’il put en enrolîer, soit dans ses terres,soit dans celles de ses alliés & dans le Royaume de France, il parvint h met-tre fur pied une armée considérable, dont il donna le commandement à Amé-dée, Comte de Savoye. Les grandes espérances que le Pape fondoit fur untel Général ne furent point trompées : Amédée remporta les plus grands

(r) Raynald Trithemius. Chronic. Hirsang ad ann. 1373. (2) Spener Hsl. Cenn.

Vniv. Tom. 2. Lib. 2. cap. 7. Dubravius tìist. Bot m. Lib. 25.

A a 2

Hist. à'leinagne,i3‘4''4co.

Contejla’.ijnentre r Em-pereur cfles Dues dsBavière.

Charles faitentrer lemarquisatde Brande-bourg dansfa maison.

Succès de tarmes duPape enItalie.J374*