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HISTOIRE DE L’EMPIRE
SïCT.Vill.Híst. ti’Al*kmague >1314-1400.
Œomr.ience-ment desvices fc?débau'hesde li’cuce-Jclas.
'Mtiuvaìrmoyens queprend. Wtn-cejhs pourraffermirson autorité.
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troubles qui devenoient de jour en jour plus violens. Fatigué de ces que-relles ecclésiastiques auxquelles il ne comprenoic rien, Wenceslas, au lieude contenir par la sévérité des loix l’un & l’autre parti, convoqua très-mal-adroitement une diete à Francltfort,où il voulut, plus mal-adroitement enco-re, que l'on examinât les élections des deux Pontifes. Cet examen ne fit,ainsi qu’on eût dû le prévoir, qu’envenimer la querelle; les uns soutinrentque l'élection d’Urbain avoic été forcée & qu’elle étoit nulle ; les autres pré-tendirent que la cabale, la simonie, l’intrigue, la mauvaise soi avoient pré-sidé au choix de Clément; on raisonna beaucoup de part & d’aucre, on secondamna mutuellement; Wenceílas, les Electeurs, ainsi que les Evêques deSaxe & de Bohême hésitèrent pendant quelque tems & finirent par reconnoî-:re Urbain pour légitime Pape. Clément très-irrité de cette préférence*n’en fut pas plutôt informé, qu’il prit les armes & alla s’emparer du Château,de 8. Ange; mais il en fut bientôt chassé par le Comte Alberic, Général du.Pontife Urbain, & il fut s’obligé de s’éloigner au plus vîte de Rome, & de feretirer à Avignon»
Tandis que la victoire couronnoit l’heureux Urbain, la peste ravageoit laBohême, &, pour éviter les fureurs de ce fléau, l’Empereur alla tenir facour h Aix- la Chapelle, où bientôt cessant de fe contraindre, il fe livra fans-retenue à fes inclinations perverses & à la groíîierété de ses vices: ce fut là „qu’abandonnant, pour ne plus les reprendre, les rênes de l’Empire, il suivitson goût essrené pour le faste, & s’enfonça dans la plus crapuleuse débauche»Sans cesse environné de femmes perdues, & de lâches flatteurs, il leur pro-digua fes trésors; agit par leurs conseils, & ces conseils n’étant que trop.conformes à la baflèsse & à l’atrocité de fes senti mens, il devint lâche, in-juste, oppreflèur & cruel (i). Ces folies de Wenceílas, son indolence,son yvreflè cauferent les plus affreux désordres : l’Empire fut en mêmetems dévasté par des eílâims de brigands, qui le fer & la flamme à la main,parcouroient les provinces; & par les grands, qui profitant de la lâchetéd’un tel chef,, s’érigeoient en. souverains, s’affranchissoient impunément dujoug Impérial, & fouloient violemment les sujets de l’Empire. Le mal par-vint à un tel degré de violence, qu’il ne fut plus possible d’en arrêter les fu-«estes progrès: les loix étoient fans force,, le commerce fans activité, lafosi-bleílè & l'innocence fans défenseurs, les magistrats fans équité. Révoltésdes scènes iniques & licentieufes qui fe passoíent fous leurs yeux, & qu’onles forçoìt d’approuver, les ministres s’écoienc éloignés d’une cour corrom-pue , où tous les vices étoient autorisés & la vertu persécutée ou méprisée.Au bruit des troubles, des désordres qui agitoient l’Etat, Wenceílas fe ré-veilla enfin, & comprenant, aux entreprises des grands, que c’étoit à sonautorité qu’ils en vouloient, il alla en Bohême, résolu d’y défendre fes droitscontre les attentats des seigneurs, qui, cantonnés dans leurs châteaux, re-fufoient hautement de reconnoître fa puissance & fa suprématie. Pour rame-ner le peuple prêt à fe soulever & les grands déjà révoltés, il falloit ou destroupes nombreuses, ou des talens bien supérieurs, & Wenceílas n'avoit niarmée à commander, ni seulement des talens médiocres: ausii prit -il le plus-
(ï:) Trithem, Ctiron. Hirsarg. ad am. 13.80..