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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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HISTOIRE DE L’E M PIRE

Sect.VIíI.Ilist. d’Al-lemagne,1314-14C0.

Divisions hToul entreles Bour-geois &l Evêque.

Murmures& plaintescontreWencesias ,le ComtePa-latin U lesDucs deBavière luifont laguerre, Uil fait lâ-chement laPaix.

1382.

1383.

l’élection d’un autre Evêque ; le chapitre ne voulut pas le permettre, &Wencesias irrité contre PEvêque & le chapitre, envoya des troupes contreles adhérans de Clément. Hors d’état de se défendre contre les habirans deToul, soutenus par les Impériaux, l’Evêque & les Chanoines allerent se ré-fugier à Vaucouleurs, d’où ils écrivirent à Clément, qui, parla médiationdu Roi de France engagea les Impériaux à cesser les hostilités; & il fut con-venu que le Cardinal Evêque & les Chanoines, ne contraindroien t personneh suivre le parti de Clément, mais que du reste, les bourgeois de Toul re-connoitroient l’autorité de leur Evêque (1). Le Roi de France s’empreiïàd’autant plus de seconder en cette occasion les vues de Clément, qu’il avoirlui - même un tròs-grand intérêt h ce que les Princes de l’Empire, ne se di-visassent point ; car il formoit alors avec plusieurs d’entre eux une confédéra-tion dans laquelle étoient entrés, moyenant des pensions plus ou moins con-sidérables, les Ducs de Juliers & de Gueldres, les Comtes de Namur & de■Cleves, de même que plusieurs autres seigneurs qui s’étoient engagés à four-nir des troupes au Monarque François, & à le servir envers & contre tous,excepté contre l’Empereur & l’Empire.

Quoique par cette clause il sembloit que les Princes d’Allemagne conser-vassent encore des égards pour Wencesias, il est cependant vrai que, commeils n’avoient pour lui nulle forte d’estime, il s’embarrasioient peu de le con-sulter dans les divers traités qu’ils formoient, on ne Pinformoit pas même desalliances qu’on rompoit ou qu’on contractoit, & Pon ne montroit que la plusgrande indifférence à la situation fâcheuse où il s’étoit réduit lui-même à for-ce de folles dépenses,- de débauches & prodigalités. Ses coffres en effet, setrouvoient totalement épuisés ; il devoir des sommes énormes h plusieurs sei-gneurs, ainsi qu’à plusieurs villes, qui, depuis quelque tems ne ceílòient dedemander leur payement. Avec un peu de réforme dans fa conduite, I’Em-pereur eût pu se dégager, mais il ne vouloir rien diminuer de son luxe, nide ses profusions; enserre que pour se délivrer de Pimportunité de ses créan-ciers, il créa des impôts exorbitans, inusités, & entr’autres il voulut qu’illui fût payé un florin par chaque feu dans toute la Bohême, la Silésie & lesvilles du haut Palatinat. 'A cette étrange innovation, les Silésiens, ameutéspar les seigneurs du pays, qui regrettoient la douceur du gouvernement Po-lonois comparé à la tyrannie du souverain de Bohême, murmurèrent & seplaignirent hautement. Les villes du haut Palatinat firent mieux, & prirentdes mesures pour rentrer sous la domination de la maison de Bavière. Ro-bert, Comte Palatin, fait prisonnier dans la guerre qu’il avoir soutenue contrele Marquis de Brandebourg, avoir, pour fa rançon, cédé forcément le hautPalatinat, dans lequel il désiroit ardemment de rentrer (2). L'occasion pa-rut très-favorable au Comte Robert; il se ligua avec Etienne, Frideric &Jean, Ducs de la haute Bavière. Les confédérés suivis d’une nombreuse ar-mée, allerent s’emparer de Mulberg, se rendirent maîtres de Rozemberg, Pir-naw, Sulzbac, des places les plus considérables, pénétrèrent dans la Bohême,& poussèrent leurs conquêtes jufqu’aux portes de Prague. Wencesias foible

(1) Hifl. de Toul. Pag. 498. Benoit fíisl. de Toul. (2) Adízreitt. Ami. Boic. Gcrt>tis. L. 6 . Barre Ilifì. d’Ailemagne Tom. 7. Pag. 16-17.