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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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SecT.VIII.Hijl. d’Al-lemagne ,1314-1400.

Le: B ,hé-miens appel-lent Sigis-mond, & Jedéclarenttous pourlui; Idihetédi H'ences-la:.

11 ft fauvetriture deprison.

1395 - 1396 .

Stratagèmesingulitrquiréussit áIVtnceflii.1307 .

*08 HISTOIRE DE L’EMPIRE

venir les délivrer de k tyrannie de son frère. Suivi d’un petit corps de trou-pes , Sígismond se mit en marche, & à peine il se fut montré sur les frontiè-res de Bohème, que Farinée nationale presqu’entiere alla se ranger sous sesétendards; de maniéré qu abandonné de tous & tremblant pour fa vie, Wèn-ceflas sortit de Prague, d’où il ne se fut pas plutôt éloigné, que les habitan*le déclarèrent pour le Roi de Hongrie, qui vit bientôt dans son parti toutesles villes du Royaume, & les Seigneurs qui jusqu’alors avoient gardé la neu-tralité; il fut reçu en Souv«.iain à Prague, d’où il prit la route de Bern, forte-reíTè dans laquelle Wencesias s’étoit réfugié. Hors d’état d’y tenir, & crai-gnant, s’il en fortuit, de tomber entre les mains du peuple, qui Feùt maílà-cré, il prit le parti d’envoyer dire à Sígismond qu’il étoir prêt d’exécutertoutes les conditions qu’il voudroit lui prescrire. Les deux freres eurent uneentrevue, & aussi lâche dans la disgrâce, qu’il étoic insolent & cruel dans laprospérité, l’Empereur dit que fi l’on vouloir lui laitier la vie & une pensionhonnête pour son entretien, il se démettroit volontiers de l'Empire & de lacouronne de Bohême: Sígismond déclara qu’il n’étoit venu que pour l’obligerde changer de conduite & de mieux gouverner ses peuples (1). Les deux fre-res se rendirent à Prague; Sígismond y fut reçu avec acclamation, & Wen-ceílas avec horreur ; le Roi de Hongrie l’envoya fous bonne escorte en Au-triche, où le Duc Albert le tint enfermé dans une forteresse située fur le Da-nube: mais avec quelques précautions qu’on le retint en captivité, il trouvale moyen de rompre ses liens, même d’une maniéré afièz ingénieuse. Unpécheur accoutumé d'ailer vendre du poiílon aux prisonniers retenus dans cefort, yentroit, en forroit & conversoit librement avec les prisonniers. Wen-ceslas, à force de promesses, l'engagea à lui procurer une ceinture de soyedont il lui fixa la longueur, & h fe trouver avec une barque sous la fenêtrede fa prison à un jour fixé, le pêcheur lui remit cette ceinture, à l’aide delaquelle Wenceshs s’évadant par la fenêtre, entra dans la barque & fut trans-porté de l’autre côté du Danube (2).

Pour être libre, Wenceílas n’en étoit pas plus assuré de remonter au trônede Bohême, où il n’ignoroit pas qu’il étoit abhorré: fa tête même n’étoitpas à l’abri des dangers qui la menaçoient, parce qu’il s’étoit fait presqu’au-tant d’ennemis qu’il avoic de sujets dans l’Empire. Les seuls Seigneurs furlesquels il pût compter encore, étoient le Duc de Schweidnitz son frere, &Procope, possesseur de quelques fiefs dans le Brandebourg. L’industrie &l’audace lui tinrent lieu d’armée & d’alliés. Déguisé en paysan & suivi dupêcheur, auquel il s’étoit dévoilé, Wencesias, après douze jours démarché,arriva inconnu en Bohême, & se rendit à la porte de la forteresse de Visi-grade. Là, sous prétexte qu’il a volt des affaires très - pressantes à communi-quer au Gouverneur, il pénétra dans le fort, en ferma la porte, se fit re-connoître à la petite garnison qui y étoit, & promit aux soldats que tousceux qui le seconderoienc recevraient de riches récompenses; à cette invita-tion plus de vingt soldats promettent de soutenir sa cause ; il se met à leur

tête,

(1) Idem. Ibid. Dubray. .Eneas Sylvius Hisl. Behem. (r) Bijler, Luxemi. L, 57,Dubrav. Bijt, Bohem,