- 4i 4 HISTOIRE DE L’EMPIRE
Sect VIII. lrioic, mais les Princes n’en furent pas moins en proie aux troubles & au*fííjl.' d’Al- désordres de l’anarchie. D’ailleurs, une partie de l’Allemagne refusa de seIcmagne, conformer à la diete de Landstein, & puiíïïimment secondé par Sigismond
1 314-1400 . pon frere 4 Wenceflas avec fa dignité conserva rattachement de plusieursp r i n ces & de quelques villes qui lui resterent fidelles. Quelques foins queles Electeurs se donnassent pour faire publier dans toute l’étendue de l’Empi-re la sentence de déposition qu’ils avoient prononcée, ils ne purent la faireégalement adopter par- tout. Les Archevêques de Mayence, de Cologne &de Trêves qui ne s’étoient pas attendus à voir leur jugement approuvé detous, fans chercher à réunir les esprits, se hâtèrent de consommer leur ou-vrage, & dans cette vue, s’assemblant à Rentz, ils élurent Frideric, Duc deBrunswic. Mais h peine ce Prince avoit reçu la nouvelle du choix qu’onFnderic avoit fait de lui, qu’il périt assassiné par le Comte de Waldeck: on ignoreDuc de pour quel sujet (1). Aux regrets que causa sa mort on doit juger que ce7 «“Ki P since à cenu dignement les rênes de FEmpire, & justifié la préférencedes Romains que les Princes Electeurs lui avoient donnée. Quoiqu'il en soit, FridericU weurt n'ayant pas été couronné, son élection même n’étant pas encore publiée dans
ajjnjfmé. l’Empire lorfqu’il mourut, on ne le compte point parmi les Empereurs.
SECTION IX.
Hijìoire d * 1 Allemagne depuis Yavènement de Robert au trône de P Empire ,en 1400 jusqu'à la mort ds P Empereur Albert II, en 1440.
Robert élitEmpereur ,promes-ses qu’ilfait.
1400.
L a mort de Frideric ne déconcerta point les Electeurs, qui se rassemblantà Rentz, élurent, le 22^ d'Août, Robert III, Comte Palatin, fils duComte Robert II & de Béatrix de Sicile. Pour obtenir une couronne oncontracte volontiers les engagemens les plus forts; à l’exemple de Charles IV,qui, pour s’assurer les suffrages des Electeurs , avoit promis encore plus
(1) Chrome. Sel w. ad ann. 1400. Meibomius Pag. 423. Ce furent Henri Comte de Wal-deck & les Chevaliers de Hertingshausen & de Falckenstein qui l’attaquerenc & le tuerentprès de Fritzlat. où ils dépouillèrent & firent prisonnier en même tems l’Electeur deSaxe qui accompagnoit Frideric. Ce fut à l’Electeur de Mayence que ce lâche attentatfut imputé, mais Waldeck & ses complices tachèrent de détruire ces soupçons, & offri-rent même de justifier leur procédé devant les Etats assemblés. Les apologistes de cettemaison ont depuis soutenu, que le Duc de Brunswick avoit été tué dans une guerre quele Comte de Waldeck lui avoit formellement déclarée, au sujet d’une prétention de ioocoomarcs d’argent, somme que Charles IV avoit condamné la maison de Brunswick de rembour-ser au Comte de Waldeck, pour la dot de saMere Mathilde, fille d’Otton, Duc de Lune-bourg. Quoiqu’il en soit les Ducs de Brunswick surent assez venger la mort de leurfrere, ils accablèrent tant les Comtes de Waldeck par une guerre ruineuse, qu’il ne leurrestoit d’autre moyen que de céder leur comté allodial en fief à la maison de Heíîè ; ce quiréduisit leur patrimoine, autrefois héréditaire, au rang d’un arriéré-fief de l’Empire: dé-gradation qui depuis 80 ans met un obstacle invincible à l’admiílîon des Princes de Wal-deck dans le College des. Princes de l’Ginpire, parce que la Capitulation Impériale, dé-fend précisément aux Empereurs, d’élever les vassaux des Princes d’Allemagneà une con*dition plus éminente, 6c que la maison de Hesse n’a jamais manqué de faire valoir cetteexclusion.