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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’ ALLEMAGNE. Liv. XXV. Sect. IX. riz

qu’on ne lui avoir demandé, Robert s’obligea par ferment, de conserver auxPrinces & aux villes leurs droits & leurs immunités. II promit de faire ren- lamgne,trer le Duché de Milan & la Lombardie fous la domination de l'Empire, 1400.14.(0.dont il jura de maintenir & défendre les droits, contre quiconque, fans nulleexception, tenterait de les attaquer; mais entre Charles IV & Robert il yeut cette différence que Charles ne balança point h ruiner l’Empire & à dé-grader son rang, pour remplir des engagemens qu’il n’avoit pris que par desmotifs d’intérêt ; au lieu que Robert ne s'impofa des obligations & ne fe liapar des promesses folemnelles, que dans la vue de rétablir la majesté du scep-tre avili dans les mains de fes deux prédécesseurs, aussi son premier foin fut-il de supprimer tous les impôts créés par Wenceslas & Charles; aussi fe dé-clarant le Protecteur & le Pere des Peuples, ordonna-1-il que les subsides del’Empire feraient réduits exactement à ce qu’ils étoient sous le régné de Louisde Bavière. Ces actes de désintéressement valurent au nouvel Empereur Pat- 11 s'm-.ch*.tachement de plusieurs villes qui ne s’étoient pas encore déclarées & qui dès- l ^ s V p^Ì^lors embrassèrent hautement son parti. A Francfort, qu’il assiégea, suivant M ^ eí 'l’ufage observé toutes les fois qu’il y a deux chefs de l’Empire en concurren-ce, & où il entra en triomphe, il reçut le ferment de fidélité des magistrats& des citoyens, auxquels il confirma leurs privilèges, ainsi qu’au reste desvilles du Rhin qui lui témoignèrent le même empressement & la même fidé-lité (1).

Quelque nombreuse cependant que fut la faction de Robert, une partie del’Allemagne restoit encore attachée h Wenceslas, qui avoir pour lui la plu-part des Etats & des Souverains de l’Europe ; son frere Sigismond s’étoitdonné beaucoup de foins, & il s’étoit hâté d’écrire à Boniface IX, ainsiqu’aux Cardinaux; de maniéré que prévenu pour Wenceslas, & le jugeantd’après le témoignage de Sigismond, qui avoir fait les plus grands efforts pourle justifier, le Pape secondé par les Cardinaux d’Avignon écrivit a tous lesSouverains de son obédience de rcconnoître Wenceslas pour seul & légitimepossesseur du trône de l’Empire. Néanmoins les sollicitations de Sigismond,

11e purent déterminer Charles VI, Roi de France, ni les Seigneurs de fes Etatsà fe déclarer contre Robert; il est vrai que Charles VI fut petit - fils de Bon-ne de Luxembourg, tante de Wenceslas, & que dans le conseil où l’on déli-béra fur celui des deux Empereurs qu’il conviendrait le plus de reconnoître,le Duc d’Orléans parla avec beaucoup de force en faveur de Wenceslas, &représenta même qu’íl y aurait une efpece d’ingratitude h abandonner le petit-fils de Jean de Luxembourg, Roi de Bohême qui avoir perdu la vie à la ba-taille de Créci pour Philippe de Valois: mais le Duc d’Orléans fut le seul deson avis, & Wenceslas écoit si fort méprisé à la cour, que l’on décida que laFrance resterait neutre entre les deux concurrens (2).

Assuré que la plupart des Souverains de l’Europe ne le troubleraient pas Son ceum;.dans la jouissance de son rang, Robert croyant d’autant plus s'affermir fur le nemtn: «trône, voulut fe faire couronner à Aix-la-Chapelle; mais les magistrats, fous CoU -- : ne -prétexte qu’ils n’étoient pas suffisamment informés de la iégitimité de son élcc- 14don, refusèrent de lui ouvrir Jes portes de la ville; ensorte qu’il fut obligé daller

(1) obrecht. apparat, jur. publ. Marten. Tm, 1, (2) Daniel de Fr. Hst.

dc Charles VI M de Fr. L. 3. '