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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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Sgct. IX.FUJI. d’Al-lemagne,1400-1440.

Soumissionrie plusieursvilles à Ro-bert.

Robert partpour l'Ita-lie. Ses or-dres font in-solemmentrejetés parGaléas Vif.ctmti.

216 HISTOIRE DE L’E M P I R E

recevoir h Cologne la couronne impériale des mains de l’Archevêque Fri-deric (1).

Roberc se consacrant tout entier aux soins de l’administration, résolut derétablir la tranquillité publique dont l’Allemagne & I’Empire étoient privésdepuis long-tems. Dans cette vus, il déclara qu’il le dispol'oit n réformer lesvexations & les abus dont les Princes, les Seigneurs & les villes n’avoientque trop de raisons de se plaindre, & qu’il invitoic tous h.s bons citoyens àle seconder dans son entreprise: cette déclaration fut d’autant plus favorable-ment accueillie, qu’on désiroit universellement une telle reforme. Le Mar-quis de Miihie, le Landgrave de Hest'e, une foule de Seigneurs, ainsi quela plupart des villes de Lorraine, de Franconie & d’Alsace applaudirent à cesbonnes dispositions, & s’attacherent au nouvel Empereur, qui fut reçu enSouverain à Strasbourg & dans une partie de l'AI face. Metz & Toul résistè-rent, & le Duc de Lorraine chargé de les soumettre, ne se fut pas plutôtmontré devant les murs de Metz, que les habitans fe soumirent. Lc-s Tou-lois refusèrent de les imiter, ils soutinrent même un siégé; mais, malgré lesecours du Bailli de Vermandois qui combatcoit pour eux, ils furent con-traints de capituler, & renoncèrent h l’obéiffance jurée à Wenceslas (2).

Robert fongeoit alors à une expédition pour lui plus importante qu s laréduction de quelques villes d’Allemagne ; il s’occupoit des moyens dé-battre la puiíìance de Galéas Viícomti, qui, créé Duc de Lombardie parWenceslas, s’efForçoit de se rendre maître de cette Province: déja mêmeil s’étoit emparé de Boulogne, malgré les efforts réunis de Pise, Lucques,Venise & Florence. Ses succès & íès entreprises effrayoient l’Europe en-tiers , & le Pape lui même redoutoit cet usurpateur. En effet, Galéas pluscruel que politique, oppriinoit & souloit les villes, qui, par crainte, s’c-toient soumises à fa puilTànce, comme celles qu’il avoit envahies par la forcedes armes. Accablés, excédés d’impôts, & d’ailleurs violemment maltraitéspar Galéas, les Milanois envoyerent conjurer Robert de venir à leur secours;il crut les circonstances favorables, & brûlant du désir de réunir à l’Empire,les contrées d’Italie, que le malheur des teins & les déprédations de Wen-ceslas en avoient aliénées, il fit de grands préparatifs, reçut de puislànts se-cours d’Allemagne, d’Italie, d’Arragon, de France même, & suivi d’unearmée de 20 mille hommes, il prit la route des Alpes, après avoir chargédu foin de l’administration de l’Empire son fils aîné, Louis de Bavière, Elec-teur Palatin. Dès íòn arrivée h lnspruck, Robert envoya des ordres mena-çans h Galéas de fe désaisir des villes dont il s’étoit illégitimement rendu maî-tre: mais bien loin d’obéir, Galéas répondit fur un ton tout auílì menaçant,& lui déclara même la guerre au nom de Wenceslas, dont il tenoit ces vil-les & ces fiefs (3).

Vivement ulcéré d’une telle réponse Robert se slattoit d’autant plus de pu-nir Galéas Viscomti que recevant dans le Brefíàn un renfort de 3000 chevauxque les Florentins lui envoyerent, son armée étoit infiniment supérieure à

celle

(1) Obrecht. apparat, jur. publ. Pag. 97. (2) Hijl . de Lorr, par Benoit Pag. 370.

O) Poggio. Histor. Florentin, stlarten, Aticcdol. lom. 1.