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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’A L L E M A G N E. Liv. XXV. Sect. IX. 217

'celle de l’ennemi qu’il alloit attaquer. Les impériaux croyant marcher à la u ^•victoire, allcrent au devant des ennemis, qui en c-ÍLc n’étoient gueres plus lema^ne,de 15000 hommes: bientôt les deux armées se rencontrèrent, & la confiance i+m-h-ío.des Allemands ne fit qu’augmenter. Léopold de la Maison d’Autriche, à la •

tête de savant-garde, voulue avoir l’honneur de commencer l’attaque: Ga-léas Viscomti le laiílà s’approcher de fort près, & au moment où il alloit êtreattaqué, il fit faire une si violente décharge d’arquebuses & d’arbalêtes, qu’ilmit les impériaux en désordre. Quelque meurtrière que fut cette premiere Galéas h .naction, le corps de bataille & l’arriere-garde de Robert étoient encore allez ie jforts pour vaincre, & même pour exterminer lc-s troupes de Galéas; mais rta,l *‘effrayés de la défaite de Léopold, & perdant tout courage, les Allemands,fans songer feulement à fe défendre, prirent la fuite & contraignirent l’Em-pereur à s’enfuir avec eux : il alla fe réfugier à Trente, où François de Car-rare, Général des Florentins le détermina à rétablir l’honneur de fes armes, &parvint à lui persuader qu’aidé, comme il le feroit, par les Florentins, rienne lui feroit plus aisé que de ramener la victoire fous fes drapeaux. Assurépar ces promesses l’Empereur alla ìt Padoue, quoique suivi feulement de 5000hommes; il avoit envoyé le reste de fes troupes en Allemagne, pour s’op-poscr aux entreprises de Wencestas, que l’on difoit vouloir reprendre par laforce le sceptre de l’Empire. Robert crut qu’en effet, il fe trouveroit bien-tôt en état de réparer fes pertes: les Florentins s’empreílèrent de lui fournirun petit corps de troupes; il envoya demander de nouveaux secours en Al-lemagne & jufqu’en Angleterre, on lui fit de brillantes promesses; les Luc-quois & les Pifans jurèrent de soutenir fa cause jufqu’aux dernieres extrémi-tés (i). Si pour repousser Galéas, les promesses eussent suffi, Robert eut Robert re-pu fans doute compter fur la victoire; mais il attendit vainement jufqu’au tourne enPrintems suivant, les secours des Lucquois, des Pifans, des Florentins; il ■dUenmç-te.n’en reçut pas même des Seigneurs d’Allemagne; enforteque, ne pouvant ^03!espérer de lutter contre Galéas Viscomti, dont les armes faifoient chaque jourde rapides progrès, il prit le seul parti qui lui restât à prendre, celui de re-passer les Alpes, & d’aller veiller dans l’Empire à fes plus preílins intérêts.

Sa retraite ne laissoit plus d’obstacles à Galéas, il étendit fes conquêtes furla Lombardìe enciere ; mais il jouit fort peu de teins du fruit de fes usurpa-tions: il mourut, & fa mort rendit la liberté à fes voisins; plusieurs villes ferévoltèrent & refusèrent d’obéir à son fils. Le Pape Boniface, qui depuis plu-sieurs années frémissoit de terreur au seul nom de Jean Galéas, reprit coura-ge en apprenant la mort de cet ennemi redoutable, & profitant avec activitédes circonstances, il fe remit en possession de la plupart des villes de l'Etatecclésiastique, traita fort rigoureusement celles qui entreprirent de lui résister,bénistânt & accordant généreusement l’amnistie à celles qui lui demanderentgrâce pour avoir, forcément ou volontairement, combattu pour les intérêtsde Galéas. Conduite de

Boniface IX ayant enfin folemnellement reconnu Robert & consenti à la dépo- ^près^aíîdon de Wencestas, mourut auffi peu de tems après, & fut succédé par Innocent mort de G*.VII. Les troubles de l’Eglife continuèrent malgré tous les efforts du Roi Ro- lé-v Vif.

(omit.

(j) Poggio ib. & Martene. T. 2. Juven. des Ursin*.Terne XL, Ee