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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’A L L E M A G N E. Liv. XXV. Sec t. IX. 227

II n’y avoit donc nulle apparence que ces Princes consentisienc à se raflèm- ^ d , A ,_bler & agir de concert. , lemagne,

Cependant Alexandre V prit grand soin de notifier son élection à tous les 1400-1440.Souverains de l’Europe, & entr’autres h Wenceslas, auquel il donnoit ex- “clusivement à tout autre le titre de Roi des Romains. Robert profondément ^ lex ^‘dreulcéré de l’injure, défendit aux Princes & Prélats d’Allemagne de reconnoî-tre Pierre de Candie pour Souverain Pontife: mais celui-ci pour détourner Robert, ules effets de cette défense, trouva le moyen de s’attacher plusieurs Prélats meurt, £?d’Allemagne par le moyen du titre de Légats du S. Siégé qu’il accorda àplusieurs d’entr’eux: & déjà flattés de cette marque de prédilection, ils fai- prendsoient les plus grands efforts pour faire reconnoître lajcanonicité du concile jeffion de hde Pise & sélection d’Alexandre V, quand la mort imprévue de celui-ci chaire de S.vint déconcerter les mesures qu’il avoit prises. Alexandre mourut à Boulogne fà% e r r e e ’cí a 'dans le 11 mois de son Pontificat, & dix-sept Cardinaux se hâtant d’entrer au 'mœurs «teconclave, élurent unanimement Balthazar Coflà, le plus débauché des hom- Jeanmes & le plus mauvais des prélats. Coflà d’une famille distinguée de Na- XXlll.pies avoit été très-libertin dès fa premiere jeunesse; il avoit même été pirate,

& il en avoit conservé les mœurs & le caractère. Tout pervers qu’il étoit ,il avoit cependant gagné l’amîtié de Boniface IX, qui l'avoit élevé au Cardi-nalat. Dévoré d’ambition, il avoit, par ses intrigues, contribué beaucoupà la déposition de Bénoit XIII & de Grégoire XII, & après la mort d’A-lexandre V, Balthazar encore plus heureux dans ses intrigues, se fit élirePape & prit le nom de Jean XXIII (1).

Jean eut plus de bonheur qu’il ne méritoit d’en avoir; il fut même recon-nu dans la plus grande partie de l’Europe; il tenta de gagner Ladislas, Roide Pologne, afin de s’aflùrer l’obédience de ce Royaume; mais alors le RoiLadislas étoit trop occupé de la guerre qu’il soutenoit contre l’ordre Teuto-nique, pour répondre aux vues du nouveau Pontife. Cette guerre avoit Guerre en-été occasionnée par une violence du Grand-Maître des Teutons, qui avoitfort indignement violé le droit des gens. En effet, Ladislas, Roi de Polo- ^* !e £»/! fgne envoyant aux Lithuaniens, exposés aux horreurs de la famine, vingt Chevaliersnavires chargés de bled, Jungen, Grand-Maître de Pruflë fit confisquer les Teutons.navires, fous prétexte qu’iis renfermoient des armes pour les idolâtres deLithuanie. Ladislas offensé de cet acte d’hostilité envoya l’Evêque de Gne-sne en qualité de son Ambassadeur au Grand - Maître, pour se''plaindre decette inique confiscation, & demander les vingt navires arrêtés : Jungen re-çut très-mal l’Ambassadeur, &, bien loin de vouloir restituer, il fit maltrai-ter & piller tous les marchands Lithuaniens & Polonois qui íe trouvèrent àRangnitz, petite ville Prussienne.

Withold, Duc de Lithuanie & frère du Roi de Pologne, irrité avec raisonde tant d’iniquités, prit les armes, & se jeta dans la Samogitie, qu’il rava-gea. Le grand - Maître furieux & ne doutant point que Ladislas n’eut secon-dé son frere fit une invasion en Pologne, fondit sur la Mazovie, & y fit unhorrible ravage. Ladislas raflèmbla toutes ses forces, marcha contre leCrand-Maître, & eut tant de succès, qu’il le força à demander la Paix. Tan-

(i) Chrrnie. Sponheim.

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