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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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rz6 HISTOIRE DE L’EMPIRE

Sect IX. ìà Tunique moyen de se mettre h Tabri des reproches trop mérités que lesjiist' d‘Ál- Prélats & les Cardinaux ne manqueroient pas de lui faire publiquement (i).lenngne, Pour applanir autant qu’il lui seroit possible les obstacles qui pourroient ar-1400 1410. ^ter Pexécution de ses projets, TEmpereur, après avoir fait publier un mé-J moire dans lequel, démontrant Tindispensable náccílìté de mettre sin au schis-

me, il invitoit tous les Evêques de la Chrétienté à se rendre à Constance,pour le i cr d’Octobre de Tannée suivante 1414. 11 écrivit à Grégoire XII,que comme chef de TEmpire son devoir le plus indispensable étoit de travail-ler à- rendre la paix à TEglise, il Tinvitoit, le sommoit même de venir àConstance, avec ceux de son parti; mais Grégoire protégé par Ladislas, Roide Naples, n’étoit rien moins que disposé à répondre à cette invitation ; ilenvoya aussi des ambaslàdeurs au Roi d’Arragon, auprès duquel étoit BénoitXIII, pour engager ce Souverain à lui ménager avec Pierre de Lune uneentrevue, dans laquelle il put convenir avec ce Pontife, des moyens detein-jfan dre le schisme (2). Jean XXIII, toujours fort allarmé; mais ne pouvant’xxiII est mieux faire, publia une bulle pour annoncer la convocation du concile àforcé d;an- Constance, & écrivit même en divers Etats des lettres particulières ,• par les-wêmekcôn- quelles il invitoit tous les Evêques & Prélats à venir à cette assemblée. L’Em-cik. pereur Sigismond le seul qui désirât sincèrement Textinction du schisme, allaen Allemagne, disposa les Princes de TEmpire & les Evêques à seconderses bonnes intentions, pacifia toutes les querelles particulières qui s’étoiencélevées pendant son absence, & prit les plus sages mesures pour que rien netroublât la tranquillité publique durant son séjour h Constance.

Tandis que le Chef de TEmpire se donnoit les plus grands mouvemenspour assurer le repos de TEglise, les Antipapes Bénoit & Grégoire, s’op-posoient autant qu’il étoit en eux à ses projets, dont Texécution dévoie in-contestablement anéantir Tombre d’autoricé dont ils croyoient jouir encore.Bénoit, après avoir solemnellement protesté contre toutes les délibérationsqui pourroient être prises h Constance, convoqua un concile h Perpignan,où se rendirent seulement quelques Evêques Espagnols, qui s’obstinant à re-garder Pierre de Lune, dont ils étoient les créatures, comme soûl & légiti-Coniaite de me ^âpe, afin de mieux jouer le rôle de Peres d’un concile, lancèrent avecGrétroirs autant de force qu’ils enavoient, quelques excommunications contre les ad-XU U de hérens de Jean & de Grégoire. Ce dernier à la vérité, n’avoit presque per-JiénoitXin sonne dans son obédience; mais il avoir grand foin de ne paroître à Rimini,ííí/lLf Roi où il faisoit fa résidence, que paré des ornemens pontificaux, & ces vêce-«k Naples . mens suffisoient pour lui persuader qu’il étoit en effet le seul & légitime chel1414. de TEglise; d’ailleurs, Grégoire avoir mis dans son parti Ladislas, Roi de Na-ples , & Ladislas ligué avec les Florentins & le Duc de Milan, ne songeoità rien moins qu’à chaslèr d’Italie Jean XXIII, & à en interdire l’entrée àl’Empereur. Déjà même il avoir aslèmblé une nombreuse armée, & il sepréparoit aux plus violentes hostilités, lorsqu’il mourut subitement, âgé toucau plus de 40 années, on ne peut refuser à Ladislas quelques grandes quasi,tés, de la valeur, beaucoup d’activité, de rares talens pour la guerre; mais

(1) Théod. Uric, Ilist. Const. (2) Niem. de Schifm. L. 3. c. 7, 8. Bzovius ad gnn,J413. B». 20.