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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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S 'CT. IX.lUjl. J’Al-ltimqne,1400-! 443.

On le pressede ligner lacession qu’ena dressée enfin nom.

Il différésous aivtrsprétextes £?est presséplus vive -ment encore.

242 HISTOIRE DE L’E M P I R E

Pendant que Jean XXIII faifoic tous ses efforts pour conserver la Thiare donton étoit dans l’immuable intention de le dépouiller, une foule de PrincesEcclésiastiques & Laïcs, ainsi que des députés & des ambassadeurs de di-verses Puissances de la chrétienté arrivoient à Constance. Parmi ces Princesse distinguoient sur-tout Frideric, Duc d’Autriche, Général des Troupesde l’Egìise, Protecteur pensionné du Pape, & Jean de Nassau, Electeur,Archevêque de Mayence, qui, suivi d’une brillante & très-nombreuse escor-te, fit son entrée à Constance, non en Prélat, mais en Général d’armée, latête couverte d’un casque, & la cuirasse sur le corps. La présence de Fride-ric d’Autriche ne changea rien à la situation de Jean XXIII, que l'on pres-soir toujours plus vivement de donner une cession pure & simple, telle qu’onla lui demandoit: il employa mille détours pour éluder; on le sollicita plusfortement encore, & comme il ne cessoit de retarder, les représentans desquatre nations dressèrent eux-mêmes une cession qu’ils lui firent présenter parle Patriarche d’Aquilée (1).

Jean XXIII désespéré de ne pouvoir plus reculer, mais comptant toujoursfur la puissante protection de Frideric d’Autriche, feignit d’accepter cette for-mule, & il en fut tout aussi vivement remercié, que s’il l’eut donnée volon-tairement. Les Cardinaux croyant avoir applani Pobstacle qui sembloit s’op.poser le plus à l’exdnction du schisme, prierent l’Empereur de se rendre àNice où il devoir entrer en conférence avec le Roi Ferdinand & Pierre deLune. Tout fut réglé pour cette entrevue, &, comme Sigismond ne pré-voyoit pas avoir des difficultés bien épineuses à surmonter dans cette confé-rence, il voulut, avant son départ, avoir des certitudes que Jean ne revien-droit pas fur ses pas. Dans cette vue, il lui fit représenter qu’il étoit indis-pensable d’expédier une bulle par laquelle il certifieroit à tous les Catholiquesson abdication. A cette demande Balthazar Cosià répondit avec indignation,& traita même fort durement les Prélats qui avoient été chargés de la lui fai-re. Les Cardinaux ne se relâchèrent point, & ils lui dirent que pour rendrecette cession plus solemnelle & plus irrévocable il étoit prié de choisir pourprocureurs & garants de l’exécudon de cet acte, l’Empereur & les Prélatsnommés pour l’accompagner à Nice. Jean regardant comme un nouvel ou-trage cette proposition entra dans la plus violente colere, & il fut même sou-tenu par la plupart des Cardinaux & des évêques Italiens qui déclarèrent qu’ilsétoient prêts à s’en retourner en Italie, pour peu qu’on persistât à user de ri-gueur envers le souverain Pontife (2). Ferme dans le parti qu’il avoit pris,Sigismond s’embarrassa peu de la menace des Italiens, il ne se laifii pas éblouirnon plus par Jean XXIII, qui dans l’espérance de se le rendre favorable, luiprésenta une Rose d’or, qu’il avoit solemnellement bénie; Sigismond la re-çut avec la plus vive reconnoisiànce ; assista au festin que Balthazar donna encette occasion, lui témoigna la plus íìncere amitié, lui donna des preuvesdu plus profond respect, & dès le lendemain assembla une congrégation pu-blique , où il fît proposer de procéder à sélection d’un Pape. A cette pro-position Jean frémit de terreur; le mémoire qu’on'avoit présenté contre lui,

ne

(1) De Niem. Valider Hnrdt Dlugloílì. Ibidem. Rerum Mog. ScripUres. (î) Spondeûd unn. 1415. Vander Hardt. Ton 1. 4. P. 47.