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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’ALLEMAGNE. Liv. XXV. Sect. IX. 241

ne lui laissoit guere espérer de réunir ies suffrages, & ii écoit fort aiiarmé, //,■#-lorsque Jean de Nassau, Archevêque de Mayence se levant, déclara que tant lemagr.e,que Jean vivroit il ne reconnoîcroic jamais d’autre chef de l’Eglise, & que 1400 i^.jo.ce n étoit que pour affermir la Thiare sur sa tête qu’on pouvoit, si on le ju- 0;

.geoit à propos, procéder à une élection. Les protestations de ce Prélat ai- ^ e!ii n .grirent les esprits, &, au lieu d’adhércr à cette opinion, on renouvella con- dijpenjnblètre Balthazar Colla toutes les accusations énoncées dans le mémoire qu’on i e P r ^ cé!er '*avoit supprimé par égards pour lui ; pendant deux jours on continua d’apro-fondir ces dénonciations, & le résultat pris par les quatre nations fut qu’on.pouvoit, & même qu’on devoir élire un autre Pape (1).

Jean XXIII ne doutant pas du péril qui le menaçoit, ne s'occupa que des•moyens de s’évaáer: mais comme on avoit prévu ce deflêin, on en avoit paravance empêché l’exácution; Jean étoit observé: on ne le quittoit point, oníuivoit tous ses pas: afín de lavoir si en effet, il lui í'eroit possible de s’en-fuir, il dit au Cardinal de S. Ange son confident daller fe promener hors.des murs de Constance: le Cardinal voulut sortir de la ville, mais il fut ar-rêté à la porte, & obligé de s’en retourner chez lui. Jean n’en fut pas plu-tôt informé, que rastèmblant dans son palais les Magistrats de Constance, quilui étoient en apparence fort fournis, il fe plaignit amerement de l’affront quel’on avoit fait au Cardinal de S. Ange: les Magistrats lui dirent fans détourqu’ils n’avoient fait que suivre les ordres du chef de l'Empire, cette décou-verte, par cela même qu’elle écoit fort assumante, ne sic que rendre Jean•plus impatient de s’échapper. Sigismond pénétrant les projets de Balthazar j ermColla, lui envoya demander une déclaration par laquelle il promit de nom- XXIIImer des procureurs garants de son abdication, de n'accorder h qui que ce a l( ,

fut la permission de sortir de Constance; enfin de promettre qu’avant l’extinc- cwí/iauefsdon du schisme, il ne dissoudrait ni ne transférerait ailleurs le concile. Jeanqui ne cherchoit qu’à tromper l’Empereur & les Cardinaux, promit de nepoint disloudre le concile, de laisser aux Cardinaux à en fixer ailleurs la con-tinuation, s’ils le jugeoient à propos: mais il refusa de donner la procurationqu’on lui demandait, promettant du reste, fous peine d’èrre abandonné detout le monde, de faire tout ce qui dépendoit de lui pour rétablir la paix derEglife (2).

Les projets d’évasion de Jean XXIII étoient trop connus, pour que l'oneût quelque égard à fes offres; elles furent rejettées: les Anglais mêmes ir-rités de fa mauvaise foi, proposèrent de le faire arrêter, & l’on eut suivi cetavis, si les François & les Italiens ne s’y fussent fortement opposés; cetteopinion adoptée par les uns, combattue par les autres occasionna de lon-gues contestations, que la prudence de Sigismond vint à bout de terminer;il parvint même à réunir, contre l’attente & les intérêts du rusé BalthazarCoffà, les François, les Allemands & les Anglois. Dès que la bonne intelligenceétoit rétablie entre les trois nations qui formoient le parti le plus nombreux,

Jean ne désirant rien tant que de s’éloigner, feignit d’être malade, & il ailademander à l’Empereur la liberté de sortir de Constance, dont l’air peu fait

(1) Naucler. P. 1046. Van der FlarJt. Tarn. 2. (2) Sponde ai ann, 1415. No. 6 ,7.

Naucier. Van der Hardt. Tm. 2.

Tome XL. II h

1 eieunmd'un nou-veau tù'it.