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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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Sect.IX.Hift. d’Al-

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Frideric [fle Papetrompent Si-gimond, &yean

XXIII lé-vade.

On se di r po-se à procéderrigoureuse-ment à Con-stance contrele Duc■S Autriche.

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242 H I S T O I R E D E L’E M P I R E

pour son tempéramment, altéroit sa santé. Sigismond apperçut le piege, &répondit que dans les circonstances où l'on étoìt, une telle dcm m.he !uì seraittrop préjudiciable, & qu’au reste il ne dépendoit piont de lui, de iui permettrede b’éloìgner. Jean sortit de cette conférence très-mécontent de Sigismond, &il ne s'occupa plus que de concerter avec l’Archevêque de Mayence & Fri-deric les moyens de s’enfuir. Quelque sécrétés que fuísent leurs conférences,& quoique Frideric aise c ta t de n’avoit aucune forte de relation avec le Pape,Sigismond, ou informé, ou se doutant du projet qu'ils médiraient, prit lesplus grandes précautions, redoubla de vigilance, parla même plusieurs foisau Duc d’Autriche qui nia constamment qu’il songeât k procurer au Pape lesmoyens de s’enfuir (i). Cependant c’étoit dans ce te ms même, que Fride-ric , pour mieux seconder cette évasion, annonçoit un tournoi aux portes deConstance; cette fête qui fut très-brillante causa les plus grands mouvemens,Jean XXIII profitant des momens où il étoit moins observé, & déguisé enPalefrenier, le corps couvert d’une mauvaise casaque, monta sur un mauvaischeval, à í’arçon duquel étoit attachée une arbalète; il sortit, sans qu’on leconnut, de Constance, & se rendit h Schaffhouse où bientôt Frideric vint lejoindre, & d’où il écrivit mal-adroitement h l’Empereur qu’il s’étoit éloigné,h l’infçu du Duc d’Aucriche, non pour manquer à la promeíse qu’il avoirfaite d’abdiquer; mais pour rétablir fa santé, & faire une démission plus libre& plus volontaire.

L’évasion de Jean XXIII occasionna des disputes fort vives entre les Pèresdu concile, qui étoit, suivant les uns, censé dissous par cela seul que lechef de l’Eglise s’étoit éloigné; le plus grand nombre soutenoit au contraire,que non-seulement il falloir en continuer les Sessions, mais procéder par con-tumace à la déposition du Pape. Ce dernier avis prévalut, & Sigismond,après avoir par fa prudence ramené le calme dans Constance, rassiembla toutce qu’il y avoir de Princes Allemands dans cette ville, & faisant accuser leDuc d’Autriche de trahison envers l’Eglise & l’Empire, il fut décidé qu’onle citeroit h comparaître en personne pour vanir rendre compte de sa condui-te (r). Frideric s’étoit fait tant d’ennemis, qu’à peine la plupart des seigneursses valseux eurent vu sc former contre lui forage qui le menaçoit, qu’ils lui fi-rent notifier qu’ils renonçoient au serment de fidélité qu’ils lui avoienc prêté,& qu’ils ne vouloienc plus le reconnoître pour leur supérieur. Jean XXIII,quoique libre à Schafhouse, étoit pourtant encore plus embarrassé que Fri-deric : informé du parti que les Peres assemblés avoient pris de continuer lesSessions, & ne doutant point de l’intention où ils étoient de le déposer s’iirefuse!t d’abdiquer volontairement, il fit encore quelques inutiles efforts pourdissoudre le concile. Dans cette vue il envoya ordre aux seigneurs & auxofficiers de fa cour de se rendre-dans six jours, & sous peine d’excommunica-tion, auprès de lui à Schafhouse. Quelques - uns d’entre eux obéirent, septCardinaux se retirèrent, & leur retraite ne fit qu’affoiblir à Constance le par-ti de Jean XXIII. On s’occupa des moyens de l’obliger à se démettre du su-prême Pontificat;, vainement il écrivit à l’Empereur, aux Cardinaux & aux

(1) Stiimphius.Niem. Roo Hist. Auflr. L. 4. (2) Gérard deRoo. Hist. Austr. L. i,

ïheob. IJric. apud Van dtx Hardt. Tm. 1.