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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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JSect. IX.JJiít. d’Al-lemagne ,1400-1440.

SigismondJe rend a lacour deFrance oùJes propoji-tions Jotarejetées.

1416.

SigismondJe ligue avecle Roi d'An-gleterrecontre laFrance.

Singulièreréceptionqu'on luifait en An-gleterre,

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jusqu à la mort. Cette démarche lui réussit fort mal, & il se vit abandonnéde tous ceux qui jusqu’alors étoient restés dans son obédience (1).

L’Empereur regardant le schisme comme entierement éteint, se rendit àLyon, où, par amitié pour le Comte de Savoye Amedée VIII, il voulutériger la Savoye en Duché: mais Lyon appartenant au Roi de France, lesMagistrats de cette ville ne voulurent pas lui permettre d’y exercer un tel actede souveraineté: de maniéré que l’Empereur s’éloignant des terres de Francealla à Chamberi, où créant Amedée Duc de Savoye, il lui donna l’investiturede ce nouveau Duché & confirma tous les privilèges que les Empereursavoient précédemment accordés h l’illustre maison de Savoye.

Sous prétexte de pacifier les différens qui divisoient les Rois de France &d’Angleterre, Sigismond se rendit A Paris, où il fut reçu avec beaucoup dedistinction: quelques honneurs pourtant que la cour lui fit rendre, elle n’igno-roit pas qu’il prenoit l’intérêt le plus vif au Roi d’Angleterre : aussi rejeta-t elle les voies d accommodement qu’il proposa & ne voulut-on pas accep-ter fa médiation. Piqué de ce refus, auquel pourtant il auroit du s’attendre,l’Empereur pailà tout de fuite en Angleterre (2). 11 n’étoit pas le seul que ledésir de rétablir la paix entre ce Royaume & la France eut conduit dans laGrande Bretagne; le Comte de Hollande & de Zélande Guillaume de Ba-vière, y étoit passé dans la même intention; ils ne réussirent point, & au mo-ment où ils croyoient avoir amené les deux Souverains sinon à un traité depaix, du moins h une trêve de trois années, les François rompirent brus-quement toute négociation, & rejetèrent les propositions qu’ils paroissoientavoir acceptées déjà. A son retour de Londres dans ses Etats, l’Empereurs’arrêtant à Cantorberi avec le Roi Henri, contracta un traité de ligue avecce Monarque contre la France, & promit de seconder de toute sa puissanceles Anglois dans le projet qu’ils avoient formé de se remettre en poslèssionde la Guienne & de la Normandie. 11 est vrai que de son côté, le Roi d’An-gleterre promit de soutenir la cause de TEmpereur qui vouloit obliger Char-les VI, Roi de France, de même que quelques autres Princes de lui fairehommage de quelques villes & cantons fur lesquels l’Empire avoit d’ancien-

(1) Van der Hardt &c. Ibid. Hijl. d’Allem. Par le P. Barre. Tom. 7. P. 186, 187. fc? suiv.

(2) Avant que de débarquer, il fut très-surpris de voir le Duc de Glocesler & plu-sieurs autres Seigneurs se jeter dans l’eau, Pépée à la main , & arrêter fa chaloupe.Fort étonné d’une semblable réception, il demanda quelle pouvoit en être la cause: slvous venez, lui répondit Glocelìer, pour tenter quoique ce puisse être contre les droitsde la couronne Britannique, nous sommes ici pour nous opposer à votre débarquement;mais si vous venez comme ami ou comme médiateur vous ferez reçu avec tous les égardsque l’on doit à votre rang. Sans doute le Roi d’Angleterre avoit appris que Sigismondavoit voulu agir en Souverain à Lyon, & qu’à Paris, assistant au jugement d’une causeau Parlement, entre deux concurrens qui se disputoient la charge de Sénéchal de Beau-

. caire, l’avocat de l'un des deux ayant dit que celui qu’il défendoit étant Chevalier, &l’autre pas, ce défaut de qualité l’excluoit de la charge à laquelle il aspiroit; Sigismondappella celui des deux plaideurs qui alloit perdre fa cause & le créant Chevalier, il ditaûx juges que la raison qu’on alléguoit contre cet homme n’existoit plus ct qu’il étoittout aussi Chevalier que fa partie. Le conseil de Charles V( blama fort amèrement, &avec raison, les Magistrats d’avoir souffert un pareil acte de souveraineté. Sans doutele Duc de Glocelìer & les autres seigneurs vouloient lui faire entendre par cette récep-tion combien peu on étoit disposé en Angleterre à lui permettre aucun acte de cettenature. Mezerai: Daniel J-Jiji. de France.