Ssct. IX.Ilist. d’Al-lemagne ,1400-1440.
L'Ernpt-reur cher-che à terni,ner jes dif-férers avecle Duci’ Autncjie,
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queLque forte malgré lui, qu’il ne consentoic point à L demande du Land-grave de Thuringe, il le dédommagea quelques années après par rEîectoratde Saxe, qu’il lui donna après la mort d’Albert III. (1). 11 est vrai que En-dette le Belliqueux méritoit l’estime du chef de l’Empire, & celle de tousles hommes de son siecle; il étoit regardé comme le plus habiìe Générald'alors, & h cette réputation il joignoìc celle du Prince le plus éclairé deson te ms. G'étoit lui qui avoit fonde l'Université de Leipsic; Université quibientôt devint la plus célébré de l’Europe, & qui acquit un tel degré d’il-lustration, que plusieurs Souverains d’Ailemagne, furent plus flattés d’en ob-tenir le Rectorat, que de reculer les frontières de leurs propres Etats.
Frideric, Burgrave de Nuremberg, tige illustre de la maison régnante dePrusse, reçut dans cette mâme assemblée l’Electorat de Brandebourg, vastefief reverti à l’Empire depuis la mort de Josiè, Marquis de Moravie. Fride-ric avoit rendu des services eflëntiels à Sigismond & même au concile deConstance; car c’étoit lui qui avoit ramené à Gottleben l’obstiné Jean XXIII:aussi les Electeurs qui a voient la plus forte estime pour le Burgrave de Nu-remberg, s’empresserent de donner par écrit leur consentement à son éléva-tion à la dignité d’Ëlecteur: ayant pris dès le même jour place dans le Collè-ge Electoral, il demanda justice des excès des Ducs de Poméranie, protec-teurs & défenseurs des Seigneurs de Quitzaw, qui a voient levé l’étendard dela rébellion: ces Ducs, Othon & Casimir furent mis au bande l’Empire,ainsi que leurs alliés de Garez & Stetin, de même que tous les habitans mâ-les de la Poméranie au dessus de 14 ans (2).
Après avoir été à Berlin recevoir, comme Electeur, les hommages deses nouveaux lujets, Frideric de Nuremberg revint à Constance, où Sigis-mond lui donna folemnellement l’investiture de l’Electorat de Brandebourg.II restoit à Sigismond une affaire à terminer; affaire d’autant plus essentielle,qu’elle lui étoit personnelle ; c’étoit son différend avec le Duc d’AutricheFrideric. Sigismond, après avoir aílèmblé les Princes de l’Empire qu’il choi-sit lui-même pour arbitres, & leur avoir rendu compte de tout ce qui s’étoitpassé, les pria de tâcher par leurs exhortations d’engager ce Prince à se re-connoître coupable envers son Souverain, & à faire fa paix. Louis de Ba-vière d’Ingoîstad fut le seul qui osa entreprendre la justification de Frideric,& il accusa même Sigismond d’avoir porté, par trop de sévérité, le Duc àdes violences dont il ne se seroit pas rendu coupable, s’il eut été traité moinsrigoureusement. L’Ëmpereur prit très-mal cette justification, & regardantavec colere Louis de Bavière, il lui demanda s’il prátendoit défendre la cau-se d’un Rebellé (3). Mais soit que Sigismond ne crut pas devoir pousièr àbout le Duc d’Autriche, soit qu’il ne désirât que de le ramener par la crainteà l’obéiflànce, cette'affaire ne fut point encore terminée, & de nouveauxévenements en firent remettre la décision à d’autres tems. Le premier de cesincidens fut le mariage de Louis II, Duc de Lignitz & de Brieg, qui, veufde la sœur du Comte de Capus, & n’en ayant point eu d’ensans, épousa en
(1) Engelh. Ckronic. Menckenius de Fredico B-llic. (2) Trithem. Chronic. Flirfatìg;Tom. 2 . Schook MjJ. Hijlor, Frider. Gundeling. Hijì. Friier. 1. (3) Van der Hardt.
Tarn. 4.