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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’A LLEMAGNE. Liv. XXV. Sect. IX. n6z

tante opération comme presque terminée; le Pape cependant ne pensoit àrien moins qu’à répondre sur ce point aux vues des nations de la Chrétienté:Sigismond étoit celui qui paroisioit désirer le plus ardemment que l'on mîtsin à cette affaire: le souverain Pontife, dans la vue de fixer i’attention duMonarque fur un objet qui pût l’intéreíser plus directement; de concert avecle sacré college, accorda pour un an au chef de l’Einpire une décime sur tousles biens ecclésiastiques d’Allemsgne. sigismond qui fe trouvoit alors avoirgrand besoin de suppléer à ses fonds épuisés, fut très-sensible h ce présent nu-que 1 il ne s’attendoit pas, & chargea l’Archevêque de Riga de faire, de con-cert avec les Evêques de Pasiau & de Brandebourg, la levée de cet impôt.Ces trois prélats qui pensoient beaucoup plus en avides traitans qu’en pasteursdésintéreílès, & qui comptoient que pour reconnoître leurs foins, il resle-roit entre leurs mains une partie de cette décime, procédèrent avec la plusgrande vigueur; &, peu contens d’excommunier quiconque refuferoit de don-ner la dixìeme partie des revenus de fes bénéfices, ils menacèrent les déso-béiffans de les contraindre par la force des armes & de les faire jeter dansles prisons: quelques íéveres que fuffent ces procédés, ils ne réussirent point;la plupart des ecclésiastiques, & fur-tout des riches bénéficiers refusèrent obsti-nément de fe soumettre à cet impôt, qui n’étoit en effet qu'une énorme vexa-tion. Les plus modérés se contentèrent de faire de très - vives remontrancesaux préposés à la levée de cette décime ; les plus indignés murmurèrent pu-bliquement contre l'injuste prodigalité de Martin V, qu’ils prétendoient n’a-voir aucun droit de disposer de biens qui ne lui appartenoient pas; & quel-ques uns condamnèrent avec assez peu de ménagement l’avidité tout auífi op-pressive de Sigismond, qui avoit accepté du souverain Pontife le privilègeinique de fouler ses sujets, & de leur ravir leurs biens ; & tous maudirenthautement les trois prélats qui les avoient menacés d’excommunication ; onignore comment fe termina cette querelle qui répandit beaucoup de troublesdans l’Allemagne entiere ( 1 )-

Depuis environ une année la Hollande, le Hainaut & le Brabant, étoientdans la plus violente agitation. De son mariage avec Marguerite de Bour-gogne, Guillaume, Duc de Frise, Comte de Hollande & de Hainaut, n’a-voit laissé que Jacqueline, veuve de Jean, Dauphin de France, elle sut re-connue souveraine de Hollande & de Hainaut, & elle commençait à régnerpaisiblement, lorsque son oncle Jean de Bavière, Evêque de Liege, préten-dit au’il devoit succéder au Duc de Frise préférablement à sa niece. Deuxfactions appellées, l’une des Hameçons, l’autre des Cabiilaux divisoien: alorsla Hollande. Jacqueline, Princesse jeune & imprudente donna toute sa con-fiance aux Hameçons, & les Cabiilaux irrités entreprirent, pour se venger,de donner un curateur à leur souveraine. Ils jetèrent les yeux fur Jean deBavière, qui accepta très-volontiers le titre qu’on lui donnoit. Les Hame-çons refusèrent de recevoir le Prélat, & prétendant que Guillaume par sontestament les avoit déclarés tuteurs de fa niece, ils prirent les armes. Jeande Bavière employa le même moyen pour se maintenir dans la tutelle, Òc lesdeux provinces surent cruellement ravagées par les deux partis, Ap.ès les

Mst. d’AÎ-

iemn£ne,

1400-1440,

Décime ac «cordés àl’F.mper : nrpar le Papequi chercheà ft l'atta-cher.

Guerre enHollandeb fa cause.

(1) Von der Haidt, T. 2.