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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’ALLEMAGNE, Liv. XXV. Sect. ix. -Sz-

pas plus de mal à permettre le mariage entre deux cousins germains, qu’à lepermettre à un ecclésiastique Evêque depuis 28 ans & soudiacre.

Toutefois, Sigismond ne pouvant empêcher ce qui étoic fait, fe déclaraplus hautement qu’ii ne l’avoít fait jusqu alors le protecteur de Jean de Ba-vière. II publia un décret par lequel il ordonnoit qu’il feroit investi desComtés de Hollande & de Hainaut, qu’il déclaroit être deux fiefs revertisà l’Empire. De concert avec les Etats de ces deux provinces, le Duc deBrabant envoya dire à Sigismond que jamais ces deux Comtés n’avoient étédes fiefs impériaux, & que d’ailleurs, les femmes y étoient appellées à iasuccession, toutes les fois qu’elles fe trouvoient, comme Jacqueline, les plusproches parentes des derniers souverains. Secondé par le Chef de l’Empire,Jean de Bavière, époux d’Elizabech de Luxembourg, fit équiper une puissan-te flotte, alla ravager les côtes de Hollande, s’empara de quelques villes,eut des succès, éprouva des défaites, & cette guerre après quelques moisd’hostilités & de fureurs, fut terminée à la satisfaction des deux partis, par untraité dont les conditions principales furent que Jean de Bavière feroit établipour trois ans Gouverneur de Hollande, de Zélande & de Frise : qu’il garde-rait en toute propriété les villes de Gorcum, Dordrecht, Leerdam, Aritel,Woc-rden, de Rotterdam, la Brille & Worcom: qu’il renonceroit en faveurde Jacqueline, à toutes fes prétentions fur la Frise, la Hollande & le Hai-naut: ensin, que Sigismond reconnoîtroit que jamais le Hainaut & la Hollan-de n’avoient relevé de l’Empire (1).

Cette guerre fatiguoit d’autant plus l’Empereur, que les foins qu’il prenoîch Constance pour tâcher de procurer la réformation de l’Eglise, ne lui lais-saient ni assez de loisir, ni aílèz de liberté pour soutenir, comme il l’euc faitdans toute autre circonstance, l’époux de la Duchesse de Luxembourg. Ce-pendant quelques mouvemcns qu’il fe donnât, quelque prestances que fusiencfes instances, les Cardinaux & le chef de l’Eglife demandoient tant de dé-lais, trouvoient tant de prétextes, sufeitoient tant d’affaires, que compre-nant enfin que jamais il ne parviendrait à terminer cette assaire, il parut dé-sirer qu’on mît fin au concile: Martin V qui le souhaitait encore plus ardem-ment, indiqua la derniere Session pour le 22 d’Avril, & après un discoursfort édifiant, il déclara le concile terminé. Comme il restoit encore bien deschoses à régler h Constance, l’Empereur partit pour Zurich où il fe propo-sait de rester quelques jours: mais à peine il y fut arrivé, qu’il apprit que lePape bâtait les préparatifs de son départ, quoiqu’il lui eut promis d’attendreson retour. A cette nouvelle Sigismond revint précipitamment à Constance,où en effet, il trouva Martin V au moment de son départ. Ce départfut très - folemnel : Martin accompagné de l’Empereur, de plusieurs Prin-ces Allemands & d’une foule de Seigneurs sortit de son palais, à cheval,fous un dais magnifique, revêtu de ses habits pontificaux, la tête cou-verte d’une thiare enrichie de pierreries. Sigismond eut le brillant hon-neur de tenir h droite les rênes d u cheval de Martin; l’Electeur de Bran-debourg exerçait la même fonction honorablement servile à gauche, tan-dis que Louis de Bavière Ingolstadt, Frideric d’Autriche & quelques autresPrinces relevaient la houstè & que plusieurs milliers de gentilshommes étoL-uc à

(1) Windeck & Rimer ibid. Histoire dit Haìmut, P. 376.

Tome XL. Li,

Isijj. d'AÎ-

lemafiac,

1400-14:0,

Le Duc dtBrabantsoutient rou-tre Sigir-moncl lesdroits desCr,n:ts drHollandede Hui-naut.

Traité diPaix.

Clôture duconcile dsConfiance.I41C.

Déftart deMartin K