D’A L L E M A G N E. Liv. XXV. Sec t. IX. *73
ks derniers efforts pour soutenir les Catholiques, se rendit aux environs de 77,77Kofligs - Gracz, d’où il écrivit aux habitans de Prague, les sommant de le re- le-.-nW,connoître pour Roi de Bohême. Ses lettres furent lues en plein Sénat: nuisles Magistrats d’accord avec les citoyens, bien loin de se soumettre, ordon- 7 ZT .—"nerect devant les envoyés de TEmpereur, de redoubler les gardes, & d’ajou- ‘
ter de nouvelles fortifications aux murs (i). Vivement irrité contre les Ma- succès dèsgistrats & les habitans de Prague, Sigismond conduisit son armée devant lesmurs de cette capitale: mais il lut repoussé avec perce de îa nouvelle & de f/?"*. 11 ,™la vieille ville où il ne put pénétrer. II pensa que tant que Ziska resteroit “ l 'maître d’une petite éminence où il étoit posté & d’où il envoyoit des secoursaux Iluílìtes il ne pourroit avoir aucun succès; il entreprit de déloger Zi.-ka;mais il connoiíloit mal le guerrier redoutable qu’il alloit attaquer: faction lutterrible, & le Général Huffite avoit si peu de monde avec lui, que la vic-toire panchoit déjà du côté des impériaux, loríqu’un prêtre Ilussite portantdans ses mains le ciboire en forme d’étendard, & suivi d’un corps considéra-ble de troupes parut & rétablit le combat; il dura une journée entiere; lesimpériaux surent cruellement battus, & pour console de disgrâce le feu ayantpris aux équipages de Tannée de Sigismond, consuma toutes les machinesqu’on avoît amenés à grands frais pour le siège de Prague; en sorte que TEm-pereur qui avoit déjà perdu beaucoup de soldats, fut contraint de l'e retirer,
& fut vivement harcelé dans fa retraite par les ennemis: il alla se réfugier enMoravie, d’où, après avoir licentié les troupes de ses alliés, il passa dans sesEtats de Hongrie (2).
Animés par la gloire qu’ils avoient eue d’obliger le chef de TEmpîre às’enfuir devant eux, les fiers Hussires recommencèrent le siégé de Wisrha-de, & Sigismond aussi honteux de fa défaite quìntáresie à la conservation decette place, se hâta de rassembler ses troupes, & .trop fìdele imitateur descruautés de ses ennemis, il fe signala par le ravage & les excès les plus épou-vantables; jusqu'aux environs de Boleslaw touc le pays fut innondé du sangde ses habitans, les enfans mêmes ni les femmes n’échapperenc point au mas-sacre. Les Hussites aigris par ces fureurs redoublèrent de violence;' en sorteque les deux partis disputant de férocité ne chercherent plus qu’à se surpasserl’un l’autre en ravages & assassinats. Plus humains que les impériaux à lesfanatiques soldats de Ziska, quelques seigneurs offrirent à Sigismond de né-gocier avec ce Général un accomodement; TEmpereur y consentit, ôc pro-mit un oubli total du passé, pourvu qu’on commençât par le reconnoîtrepour Roi de Bohême. Les Huilâtes avoient Tavantage & ils dirent qu’avant Négociationd’entrer en négociation, ils demandoient deux choses, Tune qu’il y auroit à r ^ r s iu . e -Prague, entre les Théologiens de leur parti & ceux du parti Catholique, une jèt-iplesconférence dans laquelle on discuterait & l’on réglerait invariablement tous pifedtms-les articles de la Religion; Tautre qu’on leur céderait Wisrhade: cet article rhade.suc rejeté avec indignation par TEmpereur, & les Huífites furieux pouslèrentle siégé de ce Fort avec tant de vivacité, que les assiégés forcés de capitu-ler, promirent de rendre la place, si dans Tespace de 15 jours ils n’é.oienc
(là Cochl. Bell. Hvjsit. L. 5. Balbin Epie. P. 440. (2) Theob. Bill. íMiPig. 84.
Czechor. Mars: MorciV, P. 4§2.
Totfis XL. M m