sSS HISTOIRE DE L’E M P I R E
?i:ct. IX.
mit. d'Ai-
iemugne,
•400-1440.
Continua-tion de luguerre enDanne-
tfiunk.
1427 .
tirer. Maisonneuve, quoique vaincu par les Thaborites, tenoit encore lacampagne, il eut même des succès & finit après beaucoup d’hostilités, parfaire la paix avec les Thaborites. Quant a Procope Raie il se jeta dans PAu-ttiche, qu’íl ravagea jusquau Danube, assiégea Retzen, place défendue parIlaydeck, Eurgrave de Magdebourg: mais, malgré fa valeur, Retzen & facitadelle tomberent au pouvoir des aísiégeans, qui, après avoir passé la plusgrande partie de la garnison au fil de iepée, pillèrent la ville, ainsi que lacitadelle, & conduisirent le Burgrave avec là femme & ses enfans prisonniersen Bohême (1).
II y avoic peut-être moins d’inhumanité, mais autant d’obstinadon dansles hostilités qui désoloient le Dannemarck, au sujet du Duché de Sleswick,que les Comtes de Hoistein prétendoient leur appartenir contre les droits duRoi Eric, qui vouloir que ce fut un fief reverti à la couronne. Ce Prince avoicrassemblé une formidable armée, & les Comtes de leur côté, se sortisioiencavec beaucoup d’activité; & par leurs manifestes donnoienc une telle appa-rence de justice à leur cause, que les villes de Wandalie s’étoient déclaréespour eux: toutefois, avant que de prendre les armes elles envoyerent desdéputés au Roi de Dannemarck pour Pinviter à faire la paix & le prier defaire cesser une guerre qui nuifoit infiniment h leur commerce. Sans égard àces remontrances, Eric entra, suivi de ses troupes, dans le Duché de Sles-wìck & assiégea en même temsla Capitale & Gottorp: il poussait vivementces deux entreprises, lorsqu’il reçut des lettres par lesquelles les villes deWandalie lui écrivoient que puisque leurs représentations avoient été inuti-les, elles le prioient de ne pas trouver mauvais qu’elles joigniífènt leurs ar-mes à celles des Comtes. Ces villes étoient très-puiíìàntes, & Eric ne ju-geant pas devoir les irriter, renonça aux deux sieges; il ramena ses troupesqui furent?suivies & harcelées par l’armée des Comtes, fans que de part nid’autre on se déterminât à en venir à une action décisive (2).
Espérant que cette marque de déférence avoic fait une heureuse impressionsur les villes de Wandalie, le Roi de Dannemarck leur écrivit qu’il n’y avoicpoint de fa faute dans la guerre qu’il étoit obligé de faire aux Comtes, & quefi ce malheureux différend nuifoit à lenr commerce, elles ne dévoient s’enprendre qu’à leurs Magistrats, qui fans nul motif légitime avoient rompu Paì-Jiance qu’elles avoient contractée avec le Dannemarck. Ces lettres ne produi-sirent qu’une partie des effets que le Roi en avoic attendus. Le peuple deWandalie se souleva dans les villes contre les Magistrats; quelques uns mê-me de ceux-ci furent mis b mort; mais du reste, la sédition appaisée, leschoses resterent comme elles étoient, & les villes continuèrent à soutenir lacause des Comtes de Hoistein (z). Dès le printems suivant ces villes mirenten mer une flotte considérable, qui, commandée par Gerhard de Hoisteinalla brûler tous les bâcimens qui étoient dans le port de Nybourg & de Hins-gagel: de là, Gerhard alla bloquer par mer Fknsbourg, tandis que le PrinceHenri son frere l’affiégeoit par terre; les affiégeans se défendirent avec cou-rage , & par leurs insultantes railleries ils irritèrent si fort le Prince Henri,
N que
(1) Czechor Mars Morav. adann. 1426. (2) Pontanus Rer. Dan. fflst. (3) Huit-,
fdd Ltift. Dan, ad ami. 1426. '