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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’A L L E M A G N E. Liv. XXV. 8rer. IX.

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son, & prit k route de Prague. Risemberg & Maisonneuve raslèmblerenttoutes leurs forces & marchèrent contre Procope Rase: ies deux armées fe lemagne,rencontrèrent à 4 lieues de Prague, entre Broda & Ivorsim. On en vint bien- Hoo 1443.rôt à une action: la victoire fe déclara pour les seigneurs Bohémiens, qui en ^ ~

foncèrent les bataillons Thaborites, verseront des torrens de sang, & triom- je'vaìncu*'pherent complettemenc, malgré les efforts de Procope Rase, qui fut blessé & tué park more, & de Procope le petit qui sut tué. Czapech restoit seul Général des lss Hu(puiThaborites; il alla se renfermer dans Colin qu’il livra fort peu de jours aprèsà Maisonneuve, avec lequel on prétend qu’il étoit d’inteíligence (i)- La d é- .thniiqutsfaite des deux Procopes & le massacre de la plus grande partie des Thabori- Bohémiens.tes & des Orphelins acheva d’éteindre les troubles qui depuis tant d’années OZ4-agitoien: ia Bohême. On avoit fait dans cette mémorable journée beaucoupde prisonniers; les vainqueurs s'assemblèrent pour délibérer fur leur sort; lesavis étoient partagés, on craignoit avec raison d’exposer P Etat si on leur ren-doit la liberté; ils étoient en trop grand nombre pour q u'on pût les tenirrenfermés dans des prisons, & l'on opinoit à leur mort, lorsque Maisonneu- a vwve prenant un milieu entre ces deux partis, dit qu’il falloit massacrer les plus cruel pidangereux & pardonner aux autres. Afin de connoître quels étoient les mal-heureux qu’il y avoit à immoler; il les fit tous venir, leur dit qu’il y avoit ûàhìimt. *encore des villes h prendre & des combats à livrer, qu’il avoit besoin de sol-dats aguerris êc intrépides, & que ceux qui voudroient le seconder dans cetteexpédition n’avoknt qu’à entrer dans une grange, qu’il leur indiqua : lesplus braves des Thaborites entrerent avec joye dans cette grange; on ren-voya les autres; on ferma la grange, l’on y mit le feu, & tous ces malheu-reux périrent dans les flammes.

II ne fallut plus, ni combattre, ni user de rigueur pour s’assurer du restedes Thaborites & des Orphelins; les villes qui jusqu’alors avoient tenu poureux ouvrirent leur portes ; 01 ric de Rosen, Général de la nobleflè fit dire àune foule de Huíììtes qui avoient imploré fa clémence, qu’ils mistènt bas lesarmes & fe retidiflem au camp; ils y allerent, jetèrent leurs épées, leursfléchés, leurs armes à feu: on leur pardonna, on les dispersa dans la Bohê-me & en Moravie, après les avoir menacés du supplice fi jamais il leur arri-voic feulement de s’attrouper (2). Enchanté de cette heureuse résolution, SigumtmdSigismond qui en apprit la nouvelle à Baie, fe hâta de fe rendre à Ulm, d’où reconnu Roiil envoya aux seigneurs de Bohême des Ambassadeurs chargés de leur propo- de Bohi,Kt -fer de le reconnoure pour légitime Souverain; cette proposition fut acceptéepar les nobles assemblés à Prague, & ils envoyerent à leur tour une Ambassa-de folemnelle à Sigismond.

L’Empereur tenoit alors à Ulm une diete, & écoutoit les plaintes multi- Lews.Duepliées que les villes & les Princes portoient contre Louis, Duc de Bavière, de Bavièrequi, pour fournir à son faste & aux dépenses excessives qu’il faisoit, vexoitcruellement les sujets, exerçoit un brigandage affreux fur les églises & rava- T l iV como:ltgeoií les terres des Princes ses voisins. Sigismond le somma de comparaître Jes affaire;.à la diete, & d’y venir rendre compte de la conduite; le Duc refusa & fut

(1) Ealbín Epii. Pag. 455. ôcneas Sylvius fíifl. Battra,

Bell. Huffìt.

(2) Idem i’uid. Theob,