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HISTOIRE DE L’EMPIRE
Ssct.TX./ft/h d’Al-lemagne,1400-14 io.
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SUismond.
II est ce,:t-tonné Roicle Flor.grit,fr 1 de Bo-hiait.
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Bataille tn-tre Us Po-lonaisjoints auxCalixlinso’ú o’if. éluCiíimir UJiVit't quirempcrte lahistoire.
gendre de Sigismond avoir passé les plus belles années de fa jeuneíîè dans lerplaisirs & dans l’oisiveté. La mort du Duc Albert son pers excita l’amhitionde Léopold IV & d’Ernest ses plus proches parens, qui se disputèrent la.régence de ses Etats; elle fut déférée à Léopold, Prince rempli d’ambition,& qui dans l’efpérance de conserver, peut-être même d’abuser de l’autoritésuprême, écartoit le jeune Prince, autant qu’il lui étoit possible, de l’admi-nistradon, & ne lui procuroit que les plaisirs qu’il jugeoit les plus capablesde l’amollir. La dangereuse politique du Régent réussit en parde, Albertne paroiílbit occupé que de la chasse, ou de voyages inutiles; mais Léopoldmourut & son frere Ernest fut chargé de la régence; Ernest moins dévoréd’ambition, gouverna plus sagement les Etats d’Autriche, dont il remit l’ad-minislratìon à son pupille, aussitôt que celui-ci eut atteint fa majorité (1).
Albert qui jusqu’alors avoit paru livré aux plaisirs & aux amusemens, pritles rênes de l’aámìnistration, & gouverna fans ministres, avec autant de pru-dence que de sagacité: il se montra non tel qu’il avoit paru jusqu’alors, maistel qu’il étoit en effet, c’est-à-dire Prince éclairé, habile Politique, excel-lent Général, digne enfin de gouverner des hommes, de commander aux na-tions & de rendre les peuples heureux. Enchanté de ses grandes qualités,Sigismond lui donna pour épouse la Princesse Elisabeth sa fille unique, avecla Moravie pour dot. Nous avons dit avec quelle valeur & quels succès Al-bert défendit ce pays contre les Hussites. La mort de son beau- pere lui don-noit des droits assurés aux trônes de Hongrie & de Bohême; les Hongroiss’empresserent de le reconnoìtre pour leur Souverain, & ils le couronnèrentà Albe Royale. Les Catholiques de Bohême l’élurent aussi pour leur Roi,& ses droits à cette couronne étoient d’autant plus fondés, qu’outre le choixdes Bohémiens Catholiques, il éxistoit un ancien traité d’alliance entre lesRois de Bohême & la Maison d’Autriche, par lequel la couronne de Bohê-me devoir, au défaut d’enfans mâles dans la maison de Luxembourg, reveniraux Princes Autrichiens, & ce fut autant en vertu du testament de Sigismondqu’en exécution de cé traité qu’Albert prit de l’aveu des seigneurs Catholi-ques de Bohême poíìèssion de ce Royaume (2).
Toutefois, quelque fondés que fussent les droits d’Albert, les Calixtins,bien loin de lui donner leurs suffrages élurent Casimir, jeune Prince de Po-logne, âgé d’environ 13 années; Ladiílas son frere consentit à cette élec-tion , & n’eut aucun égard aux députés d’Albert, qui lui représenterent vai-nement combien il étoit injuste d’usurper un sceptre évidemment dévolu augendre de Sigismond, & à quelle guerre l’exposoit une telle entreprise. Pourtoute réponse aux raisons du Roi de Bohême, Ladistas conduisit à la têted’une nombreuse armée, son frere Casimir en Bohême, se joignit aux Calix-tins & eut d’abord de très - grands avantages fur les Autrichiens. Les deuxfactions se firent pendant quelque tems une guerre cruelle ; mais Albert ras-semblant toutes ses troupes & résolu de rétablir la gloire de ses armes, s’a-vança vers Thabor, dans le dessein de se rendre maître de cette ville, où
étoient
(t) Gerhard de Roo, Lib. 4, Fugger, Líb. 4. cap. 4.André Pral/it,
(r) Dubrav, Ilíst. Bob, L. 28,