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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’A L L E M A G N E. Liv. XXV. Sect. X. § ì?

disputes, contre lavis des Calixtins qui vouloient qu’on procédât à sélection Htst. dv\!.d’un Roi, vraisemblablement dans la vue derappeller Casimir, il fut délibéré ier,1 --*«ne, *qu’on actendroit les couches de l'Impératrice (i)- Hdc-i ss ' 9i

SECTION X.

Hìfloìre S Allemagne s depuis la mort de l'Empereur Albert //, en 1434 jus-quà l'avénement de l'Empereur Charles V au trône Impérial.

T andis que les Autrichiens, les Hongrois & les Bohémiens attendoient Sect. X.

que l’évenement des couches de l’Impératrice Elisabeth fixât leur in- Mfl-d’AUcertitude sur le choix d’un Souverain; les Electeurs assemblés en diete àFrancfort, croyant que le moyen le plus sûr de prévenir les troubles insé- 40 1519,

parables d’un interrègne, étoit de donner un chef à i’Empire, jeterent les Louis m

yeux fur Louis III, Landgrave de HeíTe. Louis étoit digne par íes vertus L amigtavsdu rang auquel on vouloir l'élever, & il inéntoit d’autant plus la couronnequ’on lui offroit qu'il ne l’avoit ni demandée ni désirée: content de ses Etats, m,e b»,du bonheur & de l’amour de fes sujets, il étoit le moins ambitieux des Prin sériai, Frl .ces & le plus modéré des hommes ; „ vos suffrages, fit il répondre aux dtric y estElecteurs me pénétrent de reconnoiíîànce, mais il est des souverains plus tei *'

„ dignes que moi de l’Empire, je ne me sens point capable de gouverner

„ d’auíïï vastes Etats, & mon inexpérience dans les sciences suffit pour m’ex*

„ dure." D’après ce modeste refus, les Princes de l’Empire choisirent una*nimément Fiideric d’Autriche, cousin du dernier Empereur Albert II & filsd’Ernest surnommé de Fer. Malgré les oppositions du protonotaire impérial,fondée, fur des griefs exclusifs qu’il présenta à la diete, ils sélurent le 2 Fé-vrier 1440, & bien moins modéré que Louis, Landgrave de Hefiè, Fride-ric III se hâta d’accepter & de consentir à son élection (2). L'esprit de trou-ble, de discorde, qui avoit agité les derniers règnes, ceux principalementde Wenceslas & de Sigismond n'étoit pas encore totalement éteint, ni en Bo-hême, ni dans plusieurs provinces d’Allemagne; les Turcs a voient plusieursfois insulté les frontières de la Hongrie, & les incursions de ce dangereuxvoisin étoient toujours à craindre ; il étoit dans ces circonstances du plusgrand intérêt de donner à l’Empire un chef redoutable par se valeur, de laplus infatigable activité, capable d’en imposer par se bravoure, & de rendreà l’Empire toute son ancienne splendeur par se prudence & son habileté.

Mais de tous les Princes fur lesquels on eut pu jeter les yeux il n’y en avoit CaraRenfopas qui réunit moins ces qualités, qu’éxigeoitnt alors les besoins de l’Empire à f Empirerla situation des diverses provinces d’Allemagne. En effet Ftideric lll, quoi- J” de, i equ'âgé seulement de 24 ans & quelques mois lorsqu’il monta au trône se dis-tinguoit par la plus sordide avarice; foible d’ailleurs presque jusqu’i l’imbécil-lité, son ame étoit vouée à la superstition la plus outrée & la plus ridicule,il paffoit une partie de fa vie à dormir & l’autre à interpréter les songes qu’ii

(1) Roo, Hist. /tu/ìras, L. 5. Theob. Bell. Huff,\ cap. 8. (2) Aeneas Syïvius, in Fri-

terie 111, id. de statu Europa c. 70,