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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’A L L E M A G N E. Liv. XXV. Sect. X.

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parmi les morts; ses Généraux furent faits prisonniers, & cette action qui11e méritoìt pas d’avoir une meilleure fin, couta la vie; disent les Historienscontemporains, à plus de 50000 chrétiens. Le Cardinal Julien y fut tué.

Casimir, frere du trop perfide Ladislas lui succéda malgré lui au trône dePologne ; les Hongrois qui déja n’avoient eu que trop de raisons de se répen-tir de s’ôtre donné un Souverain étranger, au préjudice des droits du jeuneLadislas leur légitime Prince, laisièrent le trône vaccnnt jusqu’au tems où 1 âgepermit au fils d'Albert II de prendre poste filon du sceptre de ses peres, ce-pendant la vaccance du trône augmentoic & perpétuoit en Bohême la con-fusion de PAnarchie. Maisonneuve & Pcaczeck s’efforçoient de profiter desmalheurs de l’Etat, & ne tendoient à rien moins qu’à s’emparer, à l'exclulion l'un de l’autre du suprême pouvoir. Maisonneuve, homme sans foi,entreprenant, audacieux, faifoit consister toute fa politique b tromper avecart, à fe jouer de fa parole, à sacrifier tout à son élévation; Ptaczeck plussouple, plus adroit affectoit le zele le plus vif, & le patriotisme le plus désin-téressé: mais fous ce spécieux prétexte, couvert de ce voile imposant, il sé-dúifoit avec plus d’art les citoyens, & avançoit toujours dans ses projets d’u-surpation; cependant les deux Administrateurs veillant fans cesiè fur les démar-ches l'un de l'autre fe nuifoient mutuellement, ensorte que fatigués de se tra-verser, sans jamais s’entredétruire ils prirent le parti de sc liguer, en ne pa-roissant occupés que du foin d’assurer le repos public : dans cette vue ils as-semblèrent les Etats, afín, difoient-ils de s’en rapporter aux moyens qu onleur indiqueroit de rétablir le calme. Ces moyens ne furent point heureux ;en effet on statua qu’il seroit envoyé des Ambassadeurs h l’Empereur pour leconjurer d’envoyer Ladislas dans ses Etats, mais comme les Administrateursl’avoient prévu, Frideric ne jugea point à propos de renvoyer son pupille,& les troubles, les factions continuèrent d’agiter la Bohême (1). Ptaczeckqui fomentoit les troubles, mourut en 1444, & Maisonneuve songea à s’em-parer seul de 1’administration , mais le parti des Isulfites qui craignoit son pou-voir & son ambition lui associa Podiebrad, plus ambitieux encore, mais fâ-chant mieux dissimuler fes projets : il attira dans son parti ceux qui étoient mé-contens de Maisonneuve, offrit le gouvernement du Royaume à PímpératriceBarbe; Maisonneuve contrebalança cette intrigue, il engagea l'Empereur àfe charger du Gouvernement de Bohême, jusques à la majorité de Ladislas ;le Pape qui avoit mis l’Empereur dans son parti offrit aux Bohémiens de leurpardonner leur révolte contre le St. Siégé & l’usage de la communion sous lesdeux especes» s’ils vouloient rentrer au sein de l’Eglise. Ces propositions duPape suscitèrent de nouveaux troubles. Maisonneuve les acceptoit, Podiebradle rejettoit & rien ne fut décidé.

L'Allemagne, à la Bohême près, étoit assez tranquille, & de toutes lesprovinces l'AIface feule eut de violentes hostilités h souffrir des Françoiscommandés par le Dauphin, récemment vaincu par les Suisses, & contraintd’accepter la paix à des conditions humiliantes. Les Alsaciens s’étoitnt en-gagés de fournir des vivres à l’armée du Dauphin, & cette armée battue feretiroit en très - mauvais état, & totalement épuisée ; les Alsaciens avoient ;

Tlìst. d'Al-lemagne ,* 440 -1519.

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