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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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35 $ HISTOIRE DE L’EMPIRE

fccT x Dès lors la Guerre la plus sanglante s’alluma; nous avons dit ailleurs combienfíijl. d'AI- cette querelle fut obstinée & fatale LUX pays Autrichiens ainfi qu’aux diffé*leixiagne, re ns Cantons de l’Helvécie. Nous avons peint les fureurs & les brigandage*

14 V >I S I 9 * q U i furent tour à tour éxercés dans les contrées qui furent alternativement le1 théâtre de cette malheureuse guerre. Vainement f Allemagne fit les plu,

Paix entre grands efforts pour réduire les fiers Hélvétiens , ils triomphèrent de l’Allema-' g nee P tÌ2re & de l'Empereur, qui fatigué de combats & de défaites, finitmnsnt P ar demander la paix, qu’il se crût trop heureux d’obtenir, raais en s’obîi-ïL.nptrtur. géant pour lui & pour ses successeurs, que jamais on n’attenteroit à la liber-té des Suisses & qu’ils resteroient affranchis à perpétuité (1). L’Empereur fitaussi fa paix avec Charles d’Egmont:, Duc de -Gueldres;Charles fut un héros ;il descendoit du Seigneur d’Egmont, qui reçut en dot de Marie de Juliers,le Duché de Gueldres & le Comté de Zutphen. II avoit appris le métier de laguerre fous Maximilien, qui s’étanc emparé de ses états, le gardoit pour ainfidire à vue ; il lui échappa, sortit au point du jour de Bruxelles, travesti espaysan, & gagna Nimegue. II écrivit à quelques seigneurs de -venir le join-dre, mais il ne trouva que des cœurs avilis par la faveur, ou glacés par lacrainte: il s’adresià aux paysans de la Province; il n’en trouva qu’un petitPair entre nombre qui se souvinssent de leur ancienne liberté. A la tête de cette petite"oupe, il surprend le château de Nimegue: alors toute la Gueldre sc décla-re; iluw! re. Venlo, Stevenfwert, Nieustadt, & tout ce qui est situé entre le Waal& le Rhin, se soumirent. Ruremonde qu’il investit, capitula. Cependantl’Archiduc envoyé le Duc de Saxe contre Charles, qui 11’ayanc point d’arméeà lui opposer,perd tout ce qu’il a conquis, est déclaré inhabile à posséder leDuché de Gueldres & réduit aa simple titre de Comte d’Egmont. II fait sem-blant de se soumettre à cette sentence: mais Tannée d’après, sûr des Guel-drois il reprend les armes-, pour lors le Ducde Saxes’empare des villes prises parCharles, qui le force à lever le siégé de Nimegue & h convenir d’une trêve.Les guerres dltalie & des Suisses firent suspendre les hostilités de la part del’Empereur, & le Duc de Saxe investi par l’Empereur de la préfecture de laFrise, fut réduit à intriguer auprès des Gueldrois pour se mettre en poste filond’une dignité rendue héréditaire dans fa famille. Enfin par le traité de paixentre l’Empereur & Charles d’Egmont, l’Empereur lui rendit les villes dontil s’étoit emparé dans la Gueldre, permit h ce Prince de prendre le titre deDuc à condition qu’il reconnoîtroit que le Duché de Gueldres relevoit del’Empire, & qu’il en recevroit l’inveítíture de l’Empereur.

Libre des soins & des inquiétudes que lui avoient causé ces querelles, l’Em-pereur se livra tout entier aux moyens de rétablir le calme & la concor-de dans ses états. A la faveur du dernier trouble il s’étoit introduit biendes abus dans ['administration de la justice, & Maximilien s’attacha à lesextirper & à rendre aux tribunaux toute leur ancienne intégrité. Albertavoit été l’instituteur des Cercles d’Allemagne & cette création, vrai chefd’œuvre de Politique, avoit déjà produit les plus grands avantages, maischacun de ces cercles étoic trop étendu pour que celui qui en étoit Di-

(t) Voyez dans cette Collection Tom. 39. Histoires des Suisses Chap. VI. Liv, 24.p. 221. ct íuiv.