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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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■ s Co HISTOIRE DE L’EMPIRE

Sect. X. firent des rapides progrès, s’emparerent des places les plus fortes & répandoien 1ìlist. d'AI une telle consternation fur les Napolitains, que Frideric, leur Roi n’aiant pourìemagne, j u i personne qui osoit le défendre, se rendit sans combattre & céda son trône1^0-1519- ' a Louis, qui pour le dédommager, si quelque chose pouvoit réparer la pertefôiîïïTëm. d’une couronne, lui donna la Comté du Maine, 30000 livres de pension &f,ire du Ro. lui assura le rang & les honneurs accordés aux Princes du Sang (1).yaume de Ce fut vers ce tems que lesTartares aiant fait une irruption en Pologne,Naples. Alexandre VI en prit occasion de former le projet d’une croisade contre les1505 x506. insidelles; il envoya le Cardinal Raymond, son légat en Allemagne versl’Empereur, pour lui dire que S. S. étoit convenue avec les Ambassadeurs dediverses Puissances que les Hongrois, les Bohémiens, les Polonois & les Alle-mans, iroient faire la guerre aux Turcs dans la Thrace,les François & les Es-pagnols dans la Grece, & que lui même avec le Roi d’Angleterre, les Véni-tiens & les autres Princes d’Icalie, attaqueroient Constantinople: qu’il avoitenvoyé des Nonces ii tous les Souverains pour les exhorter à terminer leursguerres particuliers, & réunir leurs forces contre -l’ennemi commun. l’Em-pereur qui ne croyoit pas beaucoup à la religion d’Alexandre, & qui nevoyoit dans son projet qu’un moyen d’amaíîèr beaucoup d’argent, réponditqu’aucun Prince n’avoit plus de zele pour le succès d’une aussi sainte entre-prise, mais que ses finances ne lui permeccoient point de mettre des troupesfur pied, & que le légat pouvoit s’adresser au corps Germanique. En effetles Electeurs promirent des secours contre les insidelles,& écrivirent aux Roisde France, de Dannemarck & d’Espagne pour les engager d’tiurer dans cetteconfédération,qui n’eut point lieu.

II ne fusil soit pas à Louis XII d’avoir conquis le Milanez, ffétoit un fief deî’Empire, & pour s’en assurer la possession à perpétuité, il falloit l’aveu del’Empereur; il n’étoit pas à présumer que Maximitien qui en avoit donnél’mvestiture h Ludovic 8force, oncle de son Epouse, consentît à dé-truire lui-même son ouvrage & à donner cette même investiture à un autrequ’à Ludovic, tant que celui - ci éxisteroit. Le Cardinal d’Amboise vit toutesces difficultés &il ne désespéra point de les surmonter, aussi iln’y avoit guere denégociations qui furent impossibles pour cet habile Politique ; il alla trouver,l’Empereur & couvrit avec tant d’adresse ce qu’avoic de honteux la démarcheTraité entre qu’on exigeoic de Miximilien, que celui - ci n’eut pas la force de résister auxEmpereur insinuations adroites du Cardinal. II consentit à investir Louis XII du Duché

fcf L tués (j e Milan, à condition que le Roi de France prêteroit au chef de l’Empire

le même hommage que Ludovic Storcejuì avoit prêté. Le Roi de France qui nes’étoit point attendu h ce traité, promit de donner fa fille Claude en mariageou fils de l’Archiduc Philippe, Charles Duc de Luxembourg (2), il s’obligeaà fécourir le Roi des Romains contre les Turcs, à soutenir les droits de cePrince ou ceux de ses successeurs fur le Royaume de Hongrie & de Bohêmeaprès la mort de Ladislts; à lui donner pasiàgepour aller se faire couronner llRome ; à lui faciliter son couronnement auprès du Pape, & la trêve fut pro-longée jusques à la ratification du traité. Maximilien se couvroic de gloire

sur

(1) Vo y. dans cette collection Tom. 37. Híst. du Royaume des Naples Sect. V!, pag.267 & suiv. (a) Stuvius Pitioi. 10. sec. 20. Daniel flist. de ira. m Régné de,Louis XII.