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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D'ALLEMAGNE. Liv. XXV. Sect. X. z§r

sur le Rhin. Les villes d’Alsace par une ancienne confédération, s’étoient j. *,

engagées à des secours mutuels. Cette aílòciation de villes étoit gouvernée lemagne, ’suivant leurs loix, par un ?réset ou Land-Vogt , nommé par l’Empereur: cette 1440-151»,préfecture (ou Grand Bailliage) d’Alface, appellée depuis préfecture de Ha- — 1 ■»guenau, étoit possédée d’engagemenc par les Comtes Palatins du Rhin.

Robert, second fils de Philippe, Electeur Palatin, avoir hérité des Etats deson beau-pereGeorge, Duc de la Baise Bavière, mort en 1503 fansenfans mâ-les. Albert de Bavière, héritier le plus proche dans la ligne masculine, Qtureiieswattaqua le testament de George. L’Empereur n’ayant pu les accommoder, lasucieffìmaccorda à Albert l’investiture des fiefs qu’il répétoit. Robert ne s’en mit pas ,t l Geor g‘moins en possession & sollicita les Etats de la Bade Bavière, de le reconnoître Bwitrtpour seigneur. L’Empereur permit à Robert d’expofer ses prétentions à Augs- '

bourg en fa présence : il les exposa, & il fut condamné. Le refus qu’il fitde fe soumettre à cette condamnation irrita l’Empereur qui le mit au ban del’Empire & permit aux Etats germaniques de lui faire la guerre. Elle fut dé-clarée , elle commença au mois de Juin 1504 : cinq mois après Robertmourut, & son épouse le suivit de près. Philippe, Electeur Palatin, son pa-rent, soutint les droits de leurs enfans. Maximilien le mit au ban de l'Empire& lui déclara la guerre. Albert de Bavière soutint aussi fes prétentions ; lestroupes d’Albert & de Wolfgang, de Frideric, Marquis de Brandebourg, de ts<H,l’Evêque de Strasbourg & de toute la ligue de Suabe, formèrent une arméenombreuse, divisée en deux corps. Le premier fous la conduite d’Albert,marcha dans le Palatinat, le second aux ordres de Maximilien, fe jeta dansi’Alface. Ulderic, Duc de Wirtemberg, Alexandre de Weldents, Comte Pa-latin, le Duc de Mecklinbourg, Henri,Duc de Brunswick, les Comtes deLeiningen, de Lippe, de Konigstein, tous ennemis de Philippe prirent lesarmes, ravagèrent ses Etats. L’Electeur s’enferma dans Heidelberg. L’Em-pereur, comme un torrent, emporta les fiefs que l’Electeur possédoit dansl’Alsace ; il ne fit que fe présenter devant Haguenau qui lui ouvrit fes portes,

Lutzelstein, Weiílèmbourg, tout le pais de la préfecture d’Alface, fe soumi-rent ; l’Electeur harcelé par Weldentz & Wirtemberg, eut recours à l’Em-pereur même; il lui envoya quelques seigneurs de confiance; Maximilien lesreçut avec bonté, indiqua une diete à Cologne, & il fut décidé que chacunresteroit maître de ce qu’il avoit conquis pendant la guerre : quant aux enfansdu Prince Palatin Robert, on leur donna pour appanage les pays qu’on a de-puis nommés le Haut Palatinat, & qu’on détacha de la succession du DucGeorge. Ainfi finit cette guerre qui ne fut fatale qu’à l’Electeur Palatin.

Louis XII occupé de fes démêlés avec l’Efpagne au sujet du Royaume deNaples qu’ils avoient conquis ensemble, ne fongeoit point à remplir les clau-ses du traité que le Cardinal d’Amboise son Ministre avoit conclu avec l’Em-pereur , & Maximilien après avoir attendu l’hommage que Louis s’étoit obli-gé de rendre par lui-même ou par procureur, convoqua une diete à Nu-remberg & fe plaignit amèrement non-feulement de la négligence du Roi deFrance à effectuer fes promesses, mais plus vivement encore de i’efpece desouveraineté qu’il exerçoit dans la République de Gênes, où il créoit des Ma-gistrats & envoyoit des Gouverneurs, au mépris du chef de l’Empire, qui seulavoit le droit d’exercer de pareils actes dans cette République. Les Prin-Tme XL, Z z