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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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HISTOIRE DE L’EMPIRE

j 540.

Mort deGeorge deSaxe, ilexclut de sasuccessionies PrincesLuthériens,

St.tr. Xl. tiernIII, n’étoit pas fans allarmes; d’un côté l’Electeur Palatin, prétendoit.I-list. d’Al- lui enlever fa couronne, à cause de la Princesse Dorothée son épouse ; &lemaçne, Charles qui afpiroit à la Monarchie universelle , croyoit que Christiern II,» S'9-i5S8 - en épousant sa sœur, lui avoir donné le droit de succéderaux trois couronnesde Suede, de Norwege & de Dannemarck, & de rétablir en fa faveur le traitéde Colmar: II étoit donc important pour Christiern III, de se faire recon-noître Roi par le Corps Germanique. Tel étoit le but de certe députation,mais on amusa les Ambassadeurs, au lieu de les satisfaire, & Christiern se hâtade faire alliance avec François I, afin d’opposcr du moins l’appui de ce Prin-ce à l’ambition du Monarque Autrichien.

Sur ces entrefaites George de Saxe, Souverain de Misnie, & de Thuringe,mourut; c’étoit un esprit froid & sage, Catholique sans fanatisme & ennemides nouveautés; il ne laissoit qu’un frere, qui n’avoit pas sçu dissimuler sonattachement au Luthéranisme, le testament de George appelloit à sa suc-cession le Duc Henri, & après lui ses deux fils Maurice & Auguste, puis tousles Princes de la Maison de Saxe, chacun selon son rang ; mais il exigeoìtque son succeíleur se déclarât Catholique avant de prendre possession de sonhéritage, & que ses descendans fuílènt fideles au même culte: fans cette con-dition ils étoient déshérités, & s’il ne se trouvoit dans la maison de Saxe au-cun Prince Catholique, cette riche succession passoit aux mâles de la maisond’Autriche. Le Duc Henri ne voulut renoncer ni h la succession, ni au Lu-théranisme; il n’adopta point cette maxime qu 'un royaume vaut bien unemeffe. II résolut d’annuller par les armes ce testament, où son frere préten-doit lui vendre sa succession au prix de la liberté de sa conscience, & de-N 11 \nfait manda des secours à la ligue deSmalkalde. Cette démarche étoit imprudente;pasynoms j e Landgrave de Hesse étoit gendre de George; il avoir beaucoup d’ambi-tion, de très-petits Etats, & un grand nombre d’ensans mâles h pourvoir.L’Electeur de Saxe , avoir aussi quelques droits fur des Provinces où sonayeul paternel avoir régné, il lui suffisoit de se faire Catholique, il agrandis-soit ses domaines, & formoit dans l’Allemagne une Puissance capable de don-ner de l’ombrage à la maison d’Autriche. Henri devoir donc craindre quel’un de ces deux Princes ne fit servir à ses propres intérêts les troupes qu’ildemandoit. Mais le zele Religieux inspire quelquefois même aux Princes uneprobité scrupuleuse; loin de dépouiller leur parent ( 1 ) , ils lui conquirentfou héritage à main armée: les deux fils de Henri y furent établis, exirgerent le serment de fidélité, détruisirent le culte Catholique, y subsislue-rent le rite Luthérien , & s’emparerent des revenus Ecclésiastiques: l’Alle-magne & Charles lui-même virent cette révolution d’un œil tranquille.

Cependant l’Empereur demeurait toujours maître du Duché dc- Gueldres,dont il s’étoit emparé après la mort du Duc Charles. Antoine, Duc de Lor-raine fit de vaines protestations contre cette invasion ; l’Empereur pour diffé-la cession qu’il devoit lui en faire, promettoit d’investir de ce Duché

Le DucUenriscmeten polfesTiondes Etatsde George

profession deLuthéranis-me,

Charles V,retient leDuché deGueldres,ís amuse le

rer

DucdeLor- François de Lorraine, fils d’Antoine, pourvu qu’il épousât Christine de Dan-nemarck; le mariage s'accomplit; & cependant Charles ne restitua rien. IIcommençoit à vivre en bonne intelligence avec les Protestans, & n’ayantrien à redouter de leur part, il croyoit pouvoir impunément enfreindre le( t ) Freidiger in vitâ Heur.

raine par devaines pro-messes.