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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’A L L E M A G N E. Ltv. XXV. Sect. XI. 421

le droit des gens; en effet il y avoir eu de nouvelles conférences entre les d . A! _

Protestans & les Ministres de l’Empereur: on y avoir parlé des intérêts poli- lemagne,tiques, & même de la Religion fans aigreur & fans emportement: le Légat du r;rs >553.Pape fie tous ses efforts pour engager l’Empereur à ne plus autoriser ces fortesd’entrevues „ où (difoit il) les Protestans pouvoient souffler fur leurs adverfai-„ res le venin de l’hérésie”. Charles, qui fouhaitoit la paix entre les Elec-teurs, asm de pouvoir faire la guerre à fes ennemis, ne fe livra point au con-seil du Prélat. II permit qu’il y eut de nouvelles conférences, qui fe réduisi-rent à indiquer un nouveau Colloque entre les docteurs des deux partis quidévoient s'alfembler à Worms. (1)

L’Empereur étoit plus in té resté que jamais à ménager la Ligue de Smal- L’Empereurkalde. François I, faifoit des préparatifs: ils ne pouvoient menacer que la affeQ» demaison d’Autriche ; il étoit probable que ce Prince lui susciteroit des ennemis mé "

au sein de l’Allemagne; & que les Protestans y deviendroienr les instrumens purkTpt^de la haine qu’il avoit jurée h Charles : ce Monarque affecta de les traiter tejlmu.comme les Catholiques, & d’effacer, par fes égards, leur attachement auxintérêts de la France. Henri de Saxe n’étoit plus; Maurice son fils régnoitfur la Mífnie & la Thuringe; à force de promesses, & de bons procédésCharles-quint parvint h le détacher de la Ligue, & celui-ci fçut lui-mêmeengager Albert de Brandebourg à y renoncer. Cette défection affaiblit à la 1541.fois, & la Ligue,& François í. Les conférences de Worms commencerent;on y disputa feulement íúr la forme qu’on dévoie observer dans la dispute,

& l’on ne conclut rien; on fe réunit à la diete de Ratisbonne: ce fut là,qu’on agita de nouveau les matières qu’on avoit déjà traitées dans d’autresColloques, qu’on réfuta ce qu’on avoit déjà réfuté, & que chacun prétenditavoir terrassé son Athlete comme auparavant.

Charles après avoir Liste les députés des deux partis argumenter, répon-dre, raisonner, s'invectiver à loisir, voyant qu’il ne pouvoit parvenir à lesaccorder, imagina lui-même un règlement, qui fans prononcer fur les Ar-ticles de foi qu’on devoir croire ou rejeter, fubstituoit une Paix Politique àla Paix Religieuse qu’on lui demandoit, en lui ôtant tous les moyens de ré-tablir. II exigea que l’on conservât les monastères, qui fubsistoient encore ;mais il permit de réformer les moines: il mit fous la protection de l’Empire& les revenus des Ministres Protestans, & ceux des Prêtres Catholiques; ildéfendit aux Ministres Protestans d’employer les ruses & l’éloquence du zeleconvertiílèur pour attirer les Catholiques à leur Religion, mais il leur per-mit de recevoir & d’endoctriner ceux qui, d’un mouvement libre, viendroientdemander à être admis au nombre de leurs Profélites ; il annulla encore unefois tous les jugemens de la Chambre Impériale rendus contre les Protestans;ce traité flatta ceux - ci & fit un peu murmurer les Catholiques. Cependant Cfarles-les uns & les autres fe réunirent pour la défense de l’Empire & promi- qnintdmmrent des secours contre les Turcs; ils s’engagerent même à rétablir le Ducde Savoie dans fes Etats, & à le traiter. comme un Prince de l’Empire. C ontre)es 'On leva en effet une armée, qui fut taillée en pieces par les Turcs: Soli- Tunuman II, maître de Bude, du jeune Roi, & de îa veuve de Jean de Zàpola,

(1) Skidan, L. 13.

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