Buch 
40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
Seite
424
JPEG-Download
 

HISTOIRE DE L'E M P I R E

Sect XI. pereur, avoir taillé en pìeces les croupes de ce Monarque; & fier de l’appuiHist. d'A f de François I qui lui avoir envoyé cent mille écus, il sembloic vouloir tenirlemagne. rêrs h l’Empereur & même h l'Empire. On discuta encore les moyens de3519 *558. fàg j a g U erre aux Turcs; il falloir fortifier les places limitrophes, & con-' tribuer à leur rétablissement; mais les Procestans fe plaignirent de l’inégalité

de la répartition ; & n’adopterent point le réces de la diete. II restoit encoreune affaire importante à décider & ce fut la feule fur laquelle on statua, d’une maniéré solide & durable. II s’agiffoit de prononcer (1) si le Duché« *í Duché de Lorraine étoic un fief relevant de l’Empire, ou une Souveraineté libre &d» Lorrai■ indépendante : Antoine avouoic qu’il étoit Vassal de l’Empire pour quelquesnt. seigneuries particulières : mais il précendoit que son Duché étoit indépen-

dant: il offroit de prouver, que, dans les têtus reculés, cette indépendancereconnue de toute f Allemagne n’avoit reçu aucune atteinte, que c’écoit de-puis peu d’années qu’on avoit commencé à le faire contribuer aux charges del’Empire, Lc à procéder contre lui & contre ses vassaux par appel à la Cham-bre Impériale ; il vouloir que son Duché fut fous la sauvegarde & la protec-tion de l’Empire ; & que cependant cette protection ne l’obligeât à aucuneservitude ; que sa souveraineté fut exempte de toutes procédures & mande-mens de l’Empire; que cette Puislànce le traitât, quant à son Duché, noncomme un vassal, mais comme un allié; du reste, il offroit de contribuerd’une certaine somme à raison des fiefs qu’il tenoit de l’Empire; pourvu quecette somme fût proportionnée au peu de revenu qu’il tiroir de ces fiefs. Onlui accorda, ou plutôt on lui vendit la protection qu’il domandoit; onl’obligea ainsi que ses successeurs à payer h la Chambre Impériale les deuxtiers de la taxe d’un Electeur: le Duc consentit à tout & s’estima trop heu-reux de voir, à ce prix, l’indépendance de son Duché reconnue par la diete.Cet acte conclu à Nuremberg le 26 d’Août 1543, insinué à la ChambreImpériale le 29 du même mois, fut depuis renouvellé & confirmé à Pragueen 1603 par i’Empereur Rodolphe.

T’usi'vrs Ce fut dans cette diete de Nuremberg qu’on vit pour la premiere fois unjjfrrges même Souverain avoir plusieurs suffrages; jusques-là ils avoient été perfon-accuKuléí nels; & le possesseur de pluíìeuis Principautés n’avoit qu’une seule voix: cet-jW la mime ^ disposition étoit sage, & empêchoit un Prince trop puissant de faire prá-à- valoir par le nombre des suffrages accumulés fur fa tête, un avis contraireau bien du reste de l’Empire & conforme à ses intérêts particuliers. En vaincbjecteroit-on que le Prince représente le peuple, que tous les peuples quiforment le corps Germanique ont le droit de voter, & que celui qui régnéfur plusieurs peuples & les représente doit par conséquent avoir plusieurs suf-frages: oui: le Prince représente le peuple; mais il ne le consulte pas; &s’il le consoltoit, lorsque deux nations qu’il représcnteroit, formeroient desvœux contraires, il se verroic obligé detre en contradiction avec lui-même& de voter pour & contre un avis. Cependant on dérogea dans la diete kl’ancien usage, & le Cardinal Albert de Brandebourg exerça à la fois le suf-frage Electoral de Mayence & celui dg F Archevêché de Magdebourg.

Char*

(1) Corvivgius. dc Siti, Imp.