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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’A LLEMAGNE. Liv. XXV. Sec t. XI. 427

avoit bien voulu, par sa démence naturelle, pardonner au Seigneur Guil-laume, Duc de Cleves, & à ceux qui avoienc embrassé son parti; q,fil lemagrìe,'déclaroit lui avoir remisson crime, aux prestances sollicitations des Seigneurs 15191558.Electeurs de Cologne, Palatin du Rhin, & du Seigneur Henri, Duc de '—

Brunswic, qui len a voient prié; que, pour mieux faire sentir au Duc r Empereur„ Guillaume les effets de fa clémence, & montrer aux dits Electeurs & au & le Duc„ Duc de Brunswic le cas qu’il faisoit de leur recommandation, sa Majesté de,, Impériale vouloir entierement oublier toutes les offenses 'qu’elle avoit re-^ çues du Duc Guillaume, que ce Prince feroit à I’avenir une profession„ constante de la Religion Catholique, Apostolique, & Romaine, qui avoic„ été celle de tous ses prédécesseurs; que, s’il étoic survenu quelque chan-gement dans son pays, il s’obligeoit de bonne-foi à remettre toutes choses„ dans leur premier état; que le dit Seigneur Duc Guillaume promettoit„ tant pour lui que pour ses descendans, obéistànce & fidélité à PEmpire,

„ à Sa Majesté Impériale, & au Roi des Romains ; qu’il s’engageoit à re-„ noncer dès à présent & pour l’avenir, h l’alliance qu’il avoit faite avec lesRois de France & de Dannemarck, & à toute autre qu’il pourroic avoir„ conclue au préjudice de l'Empire & de l’Empereur; qu’il ne feroit jamais,, de ligue avec quelque Prince que ce fût fans en donner avis à Sa Majesté 1„ Impériale & au Roi des Romains, & fans les y comprendre; qu’il tenon -„ çoit alors & pour toujours, tant en son nom qu’en celui de ses succes-„ feurs & héritiers h toute prétention fur le Duché de Gueldres, de quelque-„ nature qu’elles fustènt, qu’il s’engageoit à assister l’Empereur de toutes ses„ forces, pour réduire les villes & les autres places de ce.Duché, qui ne„ voudroient pas lui rendre l’obéistànce qu’elles lui dévoient; qu’enfin les„ deux forterestès de Hemberg & de Sittart demeureroient pendant dix ans„ au pouvoir de l’Empereur & du Roi de Romains, & qu’en fuite elles se-„ roient restituées au Duc de Cleves.” Quelque terns après, soit que l’Em-pereur comptât sur la bonne-foi du Duc, soit qu’il l’eût tellement affoibliqu’il ne le crut pas dangereux, il lui donna le Gouvernement du Duché deGueldres, fous condition, que le mariage de Guillaume avec l’infante deNavarre n’ayant point été consommé, il épouferoit Marie, fille du Roi desRomains, & veuve de 8force, Duc de Milan. Ce mariage fut précédé d’unautre plus important encore pour la maison d’Autriche ; ce fut celui de l'In-fant Dom Philippe, fils de l’Empereur, avec Dona Maria, fille de Jean III,

Roi de Portugal.

Cependant Charles ne perdoit point de vue le projet de placer les troisCouronnes du Nord fur la tête de l’Electeur Palatin, gendre de Christiern II:élever fa créature fur ces trônes, c’étoit y monter foi même, & réaliser enfinla grande chimere de la Monarchie universelle.. On flattoit les rebelles de Vues de' Suede, on excitoit ceux qui ne l’étoient pas à le devenir. On traitoit avec Cmries-Christophe, Comte d’Oldenbourg , avec Albert, Duc de Mecklinbourg, p.avec PArchevêque de Brême, les villes de Lubec & de Dantzick, & plu- esieurs villes de Vandalie : quoique la Suede fut le théâtre de ces mouvemens,

Je Roi de Dannemarck prévit bien que l’orage le menaçoic aussi; & qu’on 154*.vouloir rétablir en faveur du Palatin le traité de Colmar, où ion Royaumeétoi: compris : il prévint les coups qu’on vouloir lui pcrter; & déclara la

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