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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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428 HISTOIRE DE L’E M P I R E

Sgct. XI. guerre h l’Empereur: elle fut de peu de durée & se termina par un traité ;Mil. d’AI- dont nous ne citerons que les articles qui eurent quelque influence fur leslemagne, affaires d’Allemagne (i). On promettoit de part & d’autre une paix con-I5 ‘ 9 ‘ 5S ' fiante & sincere. Le Roi de Dannemarck renonçait à toutes les alliancescontraires aux intérêts de l'Empereur; il promettoit de ne donner aucun se-cours aux ennemis de Charles, & ce Prince prenoit le même engagement :le Roi de Dannemarck promettoit encore de payer la dot de chacune des fillesde Christiern II:

diversion Libre des foins que lui avoit causé la guerre avec certe Puiflànce, Charlesdes Proies- assembla une dicte à Spire: il demanda des secours contre les Turcs & contrelTouTde de France; le Roi des Romains s’unit à lui pour demander de l’aísi-

hninswic. fiance contre Soliman. Avant qu’on répondit à ces demandes d’une maniérédécisive, les Prote flans représenterent, que la présence du Duc de Bruns-wick les indignoit, que fa tyrannie avoit justifié la révolte de ses sujets, qu’ilméritoit d’être mis au ban de l’Empire, comme perturbateur de la tranquilitépublique, qu’ils ne le regardoient plus comme un membre du corps Germa-nique, & qu’ils ne pouvoient ni traiter, ni délibérer avec lui. L’Electeurde Saxe & le Landgrave de Hesse avoient été les principaux moteurs de cedifférend : Henri, loin de convenir de ses torts, opposa fourrage à f outrage.„ La Chambre Impériale, disoit-il, h reconnu mon innocence par un arrêt„ solemnel : l'équité de ma cause n'est donc plus un problème : ceux qui„ m’ont dépouillé de mes états font donc les seuls perturbateurs du repos„ public: eux seuls méritent donc d’être mis au ban de l’Empire. C’est,, l'Electeur de Saxe, c’est le Landgrave de Heíse : ce font ceux en un mot„ qui veulent me bannir de la diete, je veux rentrer dans mes Etats, & te-,, nir dans cette assemblée la place que ma ‘naissance & mon rang, m’y ont,, assignée." On remit à un autre jour l’examen de cette affaire, qui eneffet tomba dans l’oubli, du moins pour quelque tems; on s’occupa ensuitede la guerre contre François l son alliance avec les Turcs fut pour les Elec-teurs le signal d’un soulèvement fanatique, qui n’eut point étonné dans uneassemblée de Cardinaux à Rome, mais fut presque incroyable dans une dietecomposée de chefs si prudens & présidée par Charles V. On résolut de neplus lui donner le titre de Roi: on y substitua les noms de Scythe , d e Ré-négat, de Barbare, d' ennemi de Jésus -Christ & de son Eglise. Un Hé-rault vint de la part de François I. demander un sauf- conduit pour les Am-bassadeurs de ce Prince: on l'arrêta; on refusa de lire les lettres qu’il appor-toit; on le renvoya ignominieusement, en le menaçant de le faire périr, s’ilofoit reparoître.

C’étoit peu d’outrager le Roi de France ; on chercha b lui enlever sesFíìêlitê des am ’ s> Le cor P s Helvétique avoit envoyé des troupes à François I; on écrivitS’iUjfs en- aux Cantons qu’une telle alliance étoit çontraire aux intérêts de la Religion,vers la que François, qui n’avoit rien dé très-chrétien que le nom, étoit l’ami desFrance. Turcs, & travail loir avec eux b la ruine de la Chrétienté: les Suisses répon-dirent, que cette intelligence avec les Turcs étoit une calomnie forgée parles ennemis du Roi de France, que ce Prince s’étoic assez justifié fur cet

(i) Dumnt. Co>ps. Dipl.