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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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Srct. XI.fíìst. d’Al-lemagne,J'5IP 1558.

Trmoks àCologne.

43 o HISTOIRE DE L'EMPIRE

diece à Worms, où les Protestans déclarèrent, qu’ils ne pouvoient reconnoî-tre un Concile convoqué par le Pape, & qu’on ne devoit pas ìeur donnerleurs ennemis pour juges ; ils ajouterenc que c’écoit à la Diete, non à un Con-cile illégitime , à prononcer fur les disputes de Religion , en rétabliflànt lapaix par un decret lolemnel; enfin ils prierent l’Empereur d'indiquer lui mê-me un Concile impartial, & qui le tînt au centre de l’Allemagne. L’Empe-reur, sourd aux sollicitations du Nonce de Rome & de l’Ambaflàdeur deFrance ne voulut point forcer les Protestans à reconnoître le Concile deTrente. II se contenta d’établir un Conseil de Théologiens à Ratisbonne;quatre Docteurs de chaque parti dévoient y disputer sur les questions, qui se-roient proposées; & deux autres dévoient faire les fonctions d’Arbitres & demédiateurs, & s’eftbrcer de rapprocher les opinions contraires.

Le Clergé & l’Univerfité de Cologne, porteront à la diete des plaintescontre leur Archevêque, qui, Luthérien dans l’ame, ne s’en tenoit pas à latolérance ordonnée, & persécutoit ouvertement les Catholiques. Charles ( 1 )ordonna aux membres du corps Germanique de ceflèr toutes vexations con-tr’eux ; à l’Archevêque de rétablir les choses dans leur premier état ; & le citaà son tribunal. Le Pape, qui sur ces matières prétendoit avoir le droit de ju-ger les sujets d'un autre Souverain, cita P Archevêque à Rome h peu - prèsau même terme que l’Empereur lui avoir marqué: il étoit impossible de pa-roître devant deux Tribunaux à la fois ; c’étoit offrir à PElecteur un prétextepour se dispenser de paroître devant aucun. On trouva encore plus de ré-sistance de la part de Henri, Duc de Brunswick : PEtnpereur lui avoir ordonnéde poursuivre ses droits en justice, & lui avoir défendu de prendre les armesfous peine d’être mis au ban de P Empire ; mais le caractère altier, impatient,& féroce de ce Prince s’indignoit de la lenteur ordinaire des voyes judiciaires :îe glaive étoit un juge plus convenable à fa vengeance; il aflèmbla des trou-pes & recommença tous les ravages, qui avoient soulevé la Ligue de Smal-fcalde contre lui. On eut dit qu’il ne vouloir régner que fur un désert, toutfut livré aux flammes ; il menaça Hanovre de la même destruction ; leComté de Tecklenbourg, fut un théâtre de carnage; enfin il vint mettre lesiégé devant Wolfenbuttel, le boulevard de son Duché. Jusques là les Pro-testât! s Pavoient vu d’un œil tranquille, désoler un pays qu’ils avoient prisfous leur protection; ils croyoient que PEtnpereur excitoit secrètement leDuc à enfreindre les défenses qu’il lui avoir faites; mais enfin les cris desBrumwicois les émurent; ils formèrent une petite armée, dont la ligue dé-féra le .commandement au Landgrave de Hefle. Ernest de Brunswic, & Mau-rice de Saxe s’unirent à lui; le Duc inexorable, invincible, lorsqu’il mafia-croit des paysans, tremblant & déconcerté, dès qu’il avoir en tête des Géné-raux 5t des soldats, leva le fiege avec précipitation. Jean de Brandebourgson gendre offrit fa médiation pour la paix : il engagea Maurice, gendre duLandgrave, à y travailler: mais les conditions qu’on voulut imposer au Ducétoient si dures qu’il ne put les accepter : on vouloir qu’il remit ses états en-tre les mains de Maurice, qu’il le choisit pour arbitre, & qu’il s’engageât àréparer les ravages dont il étoit auteur. La guerre recommença, le Duc

0 ) SIeyJan. L. IVL