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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’A LLEMAGNE. Liv.,XXV. Síct. Xí. 43 í

toujours fuyant, & coujours poursuivi, reçut plusieurs échecs, vit son armée //i/7détruite en détail, demanda une trêve, essuya un refus, envoya [de nouveaux lem^re,^députés qui revinrent fans réponse ; enfin, se voyant enveloppé de toutes 1519-155’?.parts, il n’eut plus d’autre ressource que dìmplorer la démence des vain- —,

queurs ; ils exigerent qu’il mît bas les armes ; il fallut y consentir : le fier m

Henri, la tête nue, l-’air humilié, vint jouer devant le Landgrave de Hesse,son égal, le rôle ignominieux que le Duc de Cleves avoit joué devantl’Empereur : ses soldats jetaient leurs fusils , leurs épées devant ceux duLandgrave; les offifiers déposaient leurs enseignes h ses pieds. Henri étoicaccompagné de Victor son fils, dont tout le crime étoic d’aimer trop un persinjuste & cruel ; le Landgrave les reçut avec une dureté, qui les rendort inté-ressans, malgré leur barbarie: „ Si j’étois le feu! arbitre de votre fort, dit-il,

„ la mort seroit le châtiment de vos injustices; mais je n'ai été dans cette„ occasion que le bras de la Ligue; elle exige que je vous faste grâce de la„ vie, j’y consens; je ne vous rends point la liberté, vous en abuseriez bien--„ tôt; & mon indulgence seroit cause des maux que vous feriez encore éprou-„ ver à ces malheureux habitans, fur lesquels vous ne méritez plus de régner :■

„ voyez l’état où vous êtes, & songez quelle faute vous avez commise„ en ne vous soumettant pas au séquestre ordonné par l’Empereur”.

Philippe députa aussi-tôt vers Charles pour le prier de mettre ces deux;

Princes au ban de l'Empire; ce Monarque loin de vouloir enorgueillir lesProtestans par la perte de leurs ennemis exhorta les Princes de la L’gue h agir .en vainqueurs magnanimes, h congédier leurs troupes & h réemployer coíktre leurs prisonniers que les voyes de la justice & celles de h douceur. Cetteréponse sorti fia les soupçons q u'on avoit eus, & fit croire aux Protestans, queCharles avoit été en effet le moteur secret des hostilités de Henri: on préten-dit même.que la Cour de Rome y avoit eu part, & que Henri & Victor'avoient été les instrumens de son ressentiment contre les Protestans, qui re-fusaient d'avance de se soumettre au Concile de Trente: cette assemblée étoicParme politique dont Charles se íërvoit pour en imposer à la ligue; il avoit;indiqué une diete h Ratisbonne; il leur promettoic des’oppofer à 1 ouverturedu Concile, s’il étoic satisfait de leur docilité dans la diete; il les menaçoitde le faire ouvrir au plutôt, & de faire procéder contre eux, s’ils résistaienth ses volontés;' ainsi il apportait toujours des délais à cette ouverture, afitvd’avoir le temps de consolider ses desseins, & de s’assurer des suffrages desProtestans. La cour dè Rome n’écoit pas trompée par ses prétextes; elle-n'ignorait pas les raisons de fa lenteur. Paul III insistait toujours pour l'ou-verture du Concile; Charles proposa un tempérament qui ne plut pas au;

Pontife; ce suc de s’occuper d abord de la réforme des mœurs des ecclésias-tiques, avant d’examiner les dogmes. Paul III étoic loin de suivre ce Conseil.-Aux yeux du Clergé Romain il étoic plus important de régler ce qu’il falloir;croire, que ce qu’il falloir faire; & une profession de foi étoic plus néceíseireaux hommes, qu’un traité de morale. MonUeLtu-

Le Pape ouvrit le Concile ; Luther ne vit point cette rédoutable assemblée, l'Eiec-qui devoir le foudroyer; il mourut à Islebe le 18 Février 1546. S:s yeux,avant de fe fermer virent un illustre prosélite,autrefois persécuteur,embrasser. ÂtlUim-fk doctrine: c’étoit i’Electeur Palatin : ii défendit à ses sujets de reconnaître &uiurúim&