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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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HISTOIRE DE L’E M P I R B

S ct XI tous ^ es P r ' nces f urenc indignés de la conduite de l’Empereur ; on leI fifi' conjura par fa gloire qu’st alloit flétrir, par la sainteté des fermens qu’il :leniâgne, violoit, de rendre la liberté au Landgrave; il fut inflexible, & le Duc d’Al-25*9-1558. be eut la dureté de dire au prisonnier lui-même;. „ quand l’Empereur nc— M vous rendroit la liberté qu’un quart d’heure avant votre mort, cet élargif-„ sement momentané fuffiroit pour acquitter sa parole”. La Ligue de Smal-kalde étoit anéantie ; mais la vengeance de l’Empereur n’étoit point encoresatisfaite. George, frere du Duc de Wirtemberg, Louis d’Oettingen, Al-bert de Mansfeld, & Jean Heidek. furent dépouillés de tous leurs biens..Frideric & Wolfgang, fils de Louis d’Oettingen reçurent fans pudeur hconfiscation des états de leur pere, & virent fans pitié cet infortuné vieil-lard, leur malheureuse mere, & le reste de leur famille, errer dans l'Alle-magne , fans secours, fans appui, livrés à la pitié des hommes plus insultante,souvent que leur haine.. Le Pape envoya féliciter l’Etnpereur sur ses victoi-res, & même fur l’ufage qu’il en avoit fait, quoique fa sévérité & fa mau-vaise foi en enflent effacé tout l’honneur.

Ce qui indisposa plus encore les Allemands, que la dureté avec laquelleon traîtoit le Landgrave de Hesse-Cassel ce fut de voir des garnisons Italien-nes & Espagnoles s’établir dans plusieurs villes; nouveauté dangereuse &.contraire aux loix de l’Empire: on assembla une diete à Augsbourg; Char-les y entra, non en Empereur qui venoit demander des conseils, mais enconquérant qui venoit dicter des loix : ce fut dans cette diete que Mauricereçut l’investiture folemnelle de l’Elestorat & du Duché de Saxe : on yï 548. dressa aussi le célébré formulaire de foi appellé intérim ; c’étoit une efpecede livre symbolique, qui, contenoit ce qu’on devoir croire, jusqu’à ce qu’unConcile eût prononcé sur les objets contestés; il permettoit (r) aux prêtres-mariés de garder leurs femmes, & aux Protestans de communier fous lesdeux efpeces ; ce formulaire trouva des contradicteurs; & ce qu’il y a dé-tonnant, c’est que le Landgrave & l’Electeur de Saxe furent les premiersqui donnerent l’exemple de le rejeter; la ville de Constance, quelques au-tres villes, & plusieurs Princes imitèrent un prisonnier, qui, dans ses fers,montroit tant de fermeté: Charles mit tous les opposons au ban de l’Empire;& fous ce prétexte, Ferdinand 's’empara de Constance; ainsi la Maisond’Autriche s’aggrandissoit par la résistance qu’on oppofoit à ses volontés..

On s’occupa ensuite de la police de l’Empire; on confirma les anciennesloix prohibitives contre l’ufure, l’ivrognerie, tous les vices, & tous les mo-nopoles ; on en établit de nouvelles ; & celles qui regardoient le luxe des ha-bits & des tables reprirent leur ancienne vigueur: on donna une nouvelleforme à la Chambre Impériale; les Protestans furent exclus de tous les em-plois dépendans de ce tribunal: on forma une Caisse générale pour la défense-de l’Empire: les Princes & les Etats furent adstreints à placer l’effigie de.PEmpereur fur leurs monnoies particulières : les dîx-sept Provinces des Pays-Bas furent unies au corps Germanique, comme formant le cercle de Bour-gogne; d’un côté la protection de l’Empire leur étoit accordée; de 1 autreelles dévoient contribuer aux charges communes comme les autres Cercles ; onsentir cependant bien que la maison d’Autriche, recueilleroit tout le frust

(H Palovic. L.,XI. C. 2» Skidàn. L. fcï. Goldajlt Conjliì. Imp; T.J. x, ZiS.