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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’A LLEMAGNE. Liv. XXV. Sect. XI. 4 45

horreurs fur les terres du Grand-Maître de Tordre Teutonique & de 1 Electeur ^ d . A[ _deMayence, & que le Marquis de Brandebourg recommençoit le siégé de lemagne,Francforc, inutilement commencé par Maurice. Mais toutes ces hostilités fu- 1519-1558.rent suspendues par la nouvelle de la paix, elle fut signée aux conditions fui- * '

vantes: que les confédérés meuroient bas les armes & que leurs troupes fe- Traitéentrsroient congédiées avant le 12 e d’Aouc : qu’elles pourroient à leur choix V Empereurc-ntrer au service du Roi des Romains: qu’elles ne pourroient porter les &. le ? c, A-arrnes ni contre TEmpereur ni contre le Corps Germanique : que le Land- 1 H> 'grave de bielle, feroit libre dan.s Je fort de Rhinfelt, situé fur le Rhin &relevant de fes Etats, jufqu’à ce qu’il eut donné des assurances non équi-voques d’exéeucer le traité fait à Hsti par TEmpereur: que les Electeurs deSaxe & de Brandebourg, & Woifgang de Bavière, Duc de deux Ponts con-tinueroient à être les cautions du Landgrave : que la contestation qui s’étoicélevée entre ce Prince ct celui de Nastàu , au sujet de Citzénellébogen, feroitinstruite & jugée avant deux ans par les Electeurs & par des arbitres dont sixferoient à la nomination de TEmpereur: que ce Monarque convoqucroit danssix mois une diete générale pour rétablir dansTEmpire une concorde durable:que jufqu’à cette époque personne ne st roi t inquiété au sujet de la Religion:qu’on admettroit dans la Chambre Impériale les Protestans attachés à la con-fession d’Augsbourg: que Henri, Comte Palatin, qui étoit rentré à main ar-mée dans les états, dont il avoit été dépouillé, en constrveroit la tranquillepossession: que ceux qui avoient été lézés pendant la guerre, n’auroient au-cune action directe contre ceux qui avoient envahi leurs biens: mais que,dans la diete on s’occupc-roit des moyens de les indemniser: que TEmpereuraccorderoit une amnistie générale à tous ceux qui avoient porté les armescontre lui depuis six ans: qu’avant six semaines ilsjureroient de ne plus porterles armes contre Sa Majesté Impériale : que ceux qui s’étoient enrobés fousles enseignes Françoises, les quirteroient & rentreroient dans leur patrie avanttrois mois: qu’Albcrt de Brandebourg feroit compris dans le traité, pourvuqu’avant douze jours il licentiât fes troupes: que Maurice pourroic fe chargerdes intérêts du Roi de France auprès de TEmpereur.

Tel fut le traité de Paílaw qu’on appella la paix Religieuse & qui depuisservit de baze à celui de Westphalie; il fut observé de bonne-foi parce qu’ilétoit à - peu - près également avantageux aux deux partis ; & que le plus fortn’avoic point fait la loi. Le siégé de Francfort fut levé: le Landgrave re-couvra là liberté: les troupes de Maurice de Saxe & de Guillaume de Heíîesuivirent en Hongrie le Roi des Romains : tout rentra dans Tordre ; & les Al-lemands oublièrent leurs désastres en apprenant c^ux des Turcs près d’Agria.

Mais quoiqu’íl eut été réglé,qu’il n’y auroit aucune répétition contre les con-fédérés, TEmpereur reprit son ton despotique, dès qu’il ne vit plus fes enne-mis fous les armes, & annula les traités onéreux qu’on avoit conclus avec leMarquis de Brandebourg; il exhorta même tous les Etats de TE npire, quipouvoient fe plaindre des usurpations de ce Seigneur, à prendre les armes pourrentrer dans leurs biens ; cette invitation fut reçue comme un ordre : ct Albertperdit en peu de teins toutes fes conquêtes; pour se venger de TEmpereur il isspprit le parti de la France, avec laquelle ce Prince étoit en guerre: mais,voyant lés services peu accueillis par Henri II, il retourna vers Charles qui fit

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