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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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Sect. XI.

mit. dAl-lemagne,IZI9-I5Z8.

Ferdinandaccepte laCouronneImpériale.

448-464 HISTOIRE DE LEMPIRE

leur lier les mains, de la vengeance quil avoir exercée fur ceux qui oioientrésister à ses volontés; & croyant que la servitude seroit moins dure fous Fer-dinand lon ratifia Fabdication: nayant point la permission du Pape,Ferdinandfit bien quelques difficultés & tous les Princes Ecclésiastiques lapplaudirent,mais on lui fit sentir le danger quil y avoit à laiílèr le Trône vacant, &quuninterrègne étoit toujours orageux ; il accepta donc la couronne Impérialeen déclarant, quil enverroit au Pape une Ambassade solemnelle , pour leprier de confirmer tout ce qui sétoit fait dans la diete de Francfort. Onsoccupa ensuite de la souveraineté de Catzenellenbogen, contestée par les mai-sons de Hestè & deNasiàu: cette querelle duroìt depuis longtemps; de dieteen diete on lavoit toujours remise, & point terminée; on prononça enfin unjugement définitif, & déclara que la Souveraineté appartiendroit au Prince deHesse, que celui ci donneroit 600000 écus dor h Guillaume deNaíîàu, &quil lui rendroit le comté de Dìetz pour 150000 (1).

Troubles U séleva vers le même tems une autre afiaire; F Archevêque de Brême, Chrîf-dans Brime, tophe de Brunswick étoit un de ces Princes qui croyent que la probité nestquune qualité acceslbire de la grandeur, quelle est même souvent incompa-tible avec elle, que pour soutenir son rang, il saut se lìvre-r h toutes lés pal-lions , & quenfin leur pouvoir leur donne le droit de faire contribuer le restedes hommes à la satisfaction de leur désirs effrénés: son luxe lavoit obéré.

1558. Les cris de ses créanciers Fimportunoient; il voulut les appaifer; mais ce futaux dépens de ses sujets ; il exigea le sixième de leurs revenus. II étoit durde se dépouiller du fruit de ses travaux, ou du produit de son patrimoine,pour payer les plaisirs dun Archevêque ; la révolte fut générale : il leva destroupes, & la guerre salluma; quand une maladie occasionnée par lincond-nence du Prélat mit fin à ces calamités. George son frere monta fur sonsiégé ; il avoit des vertus, des talens ; mais il falloit la vie entiere dun Princepour réparer les fautes de son prédécesseur, & il touchoit au terme de la sienne.

La mort sembloit se plaire à frapper de grands coups: lElecteur Palatin,les Electeurs de Trêves & de Cologne étoient descendus dans la tombe ; ils nefirent quy précéder Charles-Quint; ce Prince mourut le 21 Septembre 1558.Si la ruse est la véritable politique, si Fart de régner nest que celui de trom-per, si les Rois font au-dessus des traités & peuvent les violer par intérêt aprèsles avoir lignés par nécessité, si enfin des cruautés peuvent être rachetées parquelques actes de clémence, & des actions injustes par des maximes féveres,Charles fera fans doute le plus grand Monarque que FEurope ait produit:mais si la bonne-foi est la base des vertus Royales, fi un artifice ne peut-êtrejustifié par le succès, si toute ambition,qui étend nos désirs au-delà de notrepropriété est un vice ,sil nest point de grandeur fans justice, le nom de Char-les doit être effacé de la liste des grands hommes: en pesant ses actions dansla balance de Féquité, on verra quil resièmbloit à Louis XI,Roi de France',quon sest bien gardé de placer au nombre des héros, & quil nen diffôroit,que par des connoissances plus profondes dans Fart de tromper (2).

SEC-

Mort de plusteurs Brinces.

Mort deCharles-Quint.

(r) Thuon. L. XIX. Goldast. Carnet or. ad h, a m.de Charles F.

( 2 ) Líti Vie & Robertfin. Hijl,