466 HISTOIRE DE L’E M P I R E
Ssct. Xir. rem depuis à prendre des Gardes, eux qui, jusqu’alors, n’en avoient euBift. d'Ai* d’autres, que le respect ou l’amour de leurs sujets.len ]p Sn ,f ’a Christiern III étoic au bord de fa tombe dans un âge, où l’on peut seI5S ° 1 4 promettre encore de longues années; (t) ami de la paix & des lettres , plusi55í>. jaloux de conserver que de conquérir, il s’estimoic heureux, si lés yeuxpouvoient, avant de se fermer pour jamais, voir éteindre le seul flambeaude discorde, qui put se rallumer entre le Dannemarc & l’Empire; cettePuiíTance prétendoit ranger sous ses loix, & le Duché de Schleswic, & laville de Hambourg. Quant au Duché, non seulement il avoit toujoursrelevé de la Couronne de Dannemarc, mais il avoit été très souvent l’ap-panage du frere du Roi. L’ambition de Charles-Quint con fui toit rare-Difsèreni ment les titres & l’histoire; Ferdinand suivit le même plan, & voulut,•nye i'Em- f anS examen, obliger le Duché de Schleswic & la ville de HambourgsDannanJc f° urn ’ r un contingent: tout autre Roi que Christiern auroit fait la guerre,il ne fit que des remontrances, & elles furent écoutées ; mais il n’en vitpas le succès : la mort l’enleva, avant que la Chambre Impériale eut pro-noncé, que le Duché de Schleswic étoit indépendant de l’Empire, & nerelevoit que de la Couronne de Dannemarc. Le fort de Hambourg restaencore indécis.
Metz, Toul & Verdun demeuraient dans la même incertitude; unies-à la France par le droit de conquête, réclamées par l’Empire, dont Phi-lippe appuyoit la demande, ces villes attendoìent le jugement de la Dicteî5<5o. d’Augsbourg, pour fçavoir quel ferait leur maître. Les Rois de France &d’Espagne avoient pris cette aflèmblée pour Arbitre de leurs différends; neprononçant point d’une maniéré décisive, elle fit entendre aux AmbassadeursFrançois, qu’on laiíïèroit leur maître, paisible poffeílèur des trois Evê-chés, fans cependant reconnoître la légitimité de fa posté filon. Henri IIjouit peu de ces conquêtes; il avoit échappé à la mort dans les combats;il la trouva dans un exercice , qui n’en étoit que l’image (2). O thonHenri de Bavière ,Comte Palatin, ne lui survécut pas longçems;il eut poursuccesseur (z) Frédéric III, qui descendoit de l’Empereur Robert de Ba-vière : par son testament, il laiflòit le Duché de Neubourg. fur le Danubeà Wolfgang de Bavière, Duc des Deux-Ponts.
3561. Cependant la Cour de Rome n’avoit point encore reconnu, ni la démis-sion de Charles-Quint, ni sélection de Ferdinand; mais Paul IV mourutPie IF con- & fa haine avec lui. Pie IV fp hâta de confirmer tout ce qu’avoit fait lafirme tout XDìette de Francfort r ce Pape voulut convoquer de nouveau le Concile deQ faitïa £>■'<• Trente, qui s’étoit diflòus; les anciennes querelles fur le lieu, où Ton de-tí de Franc- voit rassembler, se rallumèrent; le Pape surtout rejettoit la propositionfort. d’un Concile National , parce qu’il craignoit de n’y pas regner , & d’yvoir les Luthériens balancer au moins les Catholiques. Ni l’Empereur,niles Princes d’Allemagne ne purent vaincre son opiniâtreté , & Trente furencore indiqué pour le théâtre de la lutte Théologique, où le Luthéranis-me devoit être terrassé; le Pape, instruit par les obstacles, que les PrincesProtestants avoient déjà opposés à cette aflèmblée, tâcha de les gagner par
(Q Huitfeid. Hïst. Dan. ( 2 ) Voyez notie Bist. ie France Tom. Z!, p. s8.
(3j. Adlzreitter Annal, Soicce gent.