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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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Maximi-

D’A L L E M A G N E. Liv. XXV. Skct. XII. 467

des caresiès paternelles; il leur envoya des Nonces, & leur sit remettre des Hist. d'AI.lettres adressées suivant l’usage à nos très chers fils &c... Ces enfants pour- lemagne,tant ne daignèrent feulement pas les lire ; ils déclarèrent qu’ils ne recon- 1558-1648.noissoient point l’autorité d’un tel pere, & qu’ils rejettoient d’avance lesdécisions d’un Concile, dont tout annonçoit la partialité. Malgré leur op-position le Concile á’assembla & commença par foudroyer de farine redouta-ble de l’anathême, tous ceux qui communioient-fous les deux especes; ilest dans la nature de fhonune de regarder comme notre ennemi, tout ju-ge qui nous condamne ; auslì les Protestants ne manquèrent pas de citerce jugement, comme une preuve de la partialité dont ils accufoient leConcile.

Ferdinand, asièz indifférent à ce qui fe paslbit alors en Italie, ne s’occu-poit que du foin d’assurer la couronne Impériale à Maximilien son fils: dé-jà il avoir placé fur fa tête celle de Bohême: la Diete de Francfort, moinsrebelle à Ferdinand, parce qu’il demandoit, & n’exigeoit pas, comme

Charles-Quint, proclama Maximilien Roi des Romains, & la cérémonie __

fe sit avec une pompe, dont, juíqu’alors, on avoit vu peu d’exemples : Hen efl‘parmi la foule d’étrangers que cette fête avoit attirés à Francfort, on re- proclamémarqua Ibrahim, que Soliman envoyoit pour proposer à l’Emperéur une ^ ol d ‘. strêve de huit années: dans fivreflé de la joie, dont il étoit pénétré, Fér- mams 'dinand oublia fa haine contre les Turcs, tous les maux qu’ils lui avoientfaits, & tous les traités qu’ils avoient violés. Ceux-ci fe soumettoient àpayer à l'Empire un tribut annuel de trente mille écus d’or pendant la trê-ve : on étoit sûr qu’une pareille proposition ne feroit pas rejettée par unEtat, dont tant de gueres intestines avoient épuisé les finances.

Ce fut dans ces circonstances que Catherine de Médicis, Reine mere &

Régente en France , femme d’un caractère inquiet, irrésolu , constantdans la méchanceté, changeant de penchant & d’intérêt chaque jour, fidelleseulement à la haine, voulut appeller près du trône François ChristopheDuc de Wurtemberg, pour en écarter le Prince de Condé, & le Conné-table de Montmorency, dont la puissance lui faifoit ombrage ; elle vouloirlui remettre, ou du moins tenir avec lui, le timon del’Etat; elle alléguoit larévolte du Prince de Condé, les désastres du Royaume. Le Duc répon-dit que tant de malheurs étoient l’esset du courroux céleste , qu’il n’y avoitqu’un moyen pour les faire cesièr ; c’étoit d’établir le Luthéranisme enFrance. On devine asièz comment cette réponse fut reçue d’une femme ,qui depuis donna l’ordre du massacre de la Saint Barthelemi.

La guerre s’étoit allumée entre les Livoniens & les Moscovites : la Ré-gence deLubeck,de concert avec les députés des villes A nféatiques, défen-dit aux marchands de porter aucune marchandise à Nerva, fous peine deconfiscation & d’être déclarés infâmes. Un motif politique avoit dicté cetteordonnance ; on craignoit que les Moscovites éclairés par les marchands,ne commençaslènt à s’instruire dans les arts, & surtout dans celui de la Ferdinandguerre: les Républiques commerçantes prévoyoient, que, dès que la rai-l'on les éclairerait, on verrait s’éleverà Nerva un arsenal & des manufac- ia° T Régencetures. Mais les temps n’étoient point arrivés; & Pierre Ier. étoit encore de Lubeck.loin de paraître. Les marchands porterent leurs plaintes à l’Empereur ; il

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