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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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4 T° I s T 0 I R E DE L’EMPIRE

Shct. XII. profit une nouvelle contribution; tous deux: jeterent les fondements d'unsjlift. d’AI- citadelle menaçante, laisièrene une forte garnison dans la ville, & partirent-Kk P our a ^ c [ Justifier i eur conduite aux yeux de l’Empereur ,* lorfqu’ils appri-

—i-rent, qu’un décret de la chambre . Impériale v .me ttoi t l.a. citadelle en fé-

Cmduitety- questre entre les mains de Maximilien, jusqu’à ce que l’affaire fut terminée;mmiquede Ulric se retira dans ses Etats; & Albert alla en Pruslè, où de nouveaux.

troubles lui prornettoient de nouvelles conquêtes.i'Ótnc. La Diete d’Augsbourg étoit ouverte; Maximilien, avant de s’occuperdes affaires des autres, parloit des siennes, & detnandoit des secours contreles Turcs (i). Comme Ion fçavoit, que la nécessité feule & non lavanité lui mettoit les aunes à la main, on ne balança pointa lui accor-der tout ce qu’il voulut: cet objet parut si important , que la Diete s’ylivra toute entiere , & qu’on remit à d’autres temps l’examen des diffé-rends, qui s’étoient élevés entre plusieurs Princes. Le succès de la guerrefut heureux ; il est vrai qu’on n’avoit plus en tête le redoutable Soliman,dont quelques historiens ont loué les vertus, & qui n’eut que des talents& beaucoup de férocité. Selim, son successeur, lui reflèmbloit par fa cruau-té , mais non par ion génie. L’Empereur, après savoir vu fuir devant luirevint à Vienne. Sa présence y étoit nécefiàire: le Luthéranisme avoir faitquelques progrès dans l’Autriche, & les Etats eux-mêmes demandoientqu’il fut permis d’en.faire une profession ouverte; la réponse de ce PrinceSuç! ferme- fut sage & modérée: „ Je n’ai point persécuté, dit-il, la Religion Lu-té de Maxi - „ thérienne dans les lieux où elle est établie : mais je comtois le dangerIre'u) Pro- ” à L différence des Cultes dans un même pays. L’Autriche est Catho-testmts „ lique ; & je ne souffrirai point qu’on y professe une autre Religion ; ce-d' Autriche. „ pendant, comme je ne veux point captiver les consciences, je laiílè à„ ceux, qui voudront se déclarer Luthériens, la liberté de vendre leurs„ biens & de sortir de mes Etats”. Cette réponse aussi ferme que raison-nable rétablit pour un temps le calme dans l’Autrìche.

1567. U étoit plus difficile (2) de le rétablir dans la Saxe: la Diete d’Augs-bourg avòít confirmé l’arrêt de proscription lancé contre Grumbach & sescomplices; on menaçoit de la même peine tous ceux qui lui donneroientun asyle: ía Saxe étoit celui que le coupable avoit choisi; Jean Frédéric &Jean Guillaume, fils du malheureux Electeur, écoient déclarés ennemis del’Empire, s’iis ne le livroient à la vengeance du corps Germanique. Grumbachne resta pas oisif, il rappella aux Princes tous les maux que leur pere avoitfoufferts; il leur persuada qu’on vouloit les réduire en servitude, & que,leur ôter la liberté de tendre les bras à leur ami persécuté, c’étoit, nonseulement porter atteinte à leur puiffitnee, mais violer le droit des gens: JeanGuillaume ne daigna pas écouter les conseils de cet avanturier; mais JeanFrédéric les suivit; & bientôt il fit une rupture éclatante avec son frere,Conjuration pour complaire à un homme soupçonné d’un afîaffinat. Le perfide en mé«(t Grum- ditoit un autre ; il alloit armer Boem & Plasz, assassins de profession»

Ku contre les jours d’Auguíte, Electeur de Saxe: après qu’on auroit fait tom-

CO Cbytrœus L. aï. pag. 555 & sep (2) Struv. de Maximiliant II.