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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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472 HISTOIRE DE L’EMPIRE

Sect. XLl. session d’Augsbourg; elle recommença- ses murmures ; il y consentit en-Hist.à'M- fous la condition qu’elle íuìvroit cette profession de foi, telle qu’el-lemagne, j e ^roit dans i’origine, & qu’on ne changerait rien aux rites établis dans la

155 -I _ 1 Province (i): le Pape se plaignit amèrement d’une pareille tolérance ; &

3569. quoique IVlaximilicn ne. voulût, ou ne pût pas la révoquer dans cet instant,le Cardinal Commendon fçut l’y forcer. Maximilien avoit projetté le ma-Mariages riage d’Anne fa fille aînée avec Philippe II, Roi d’Espagne, dont PépousèTes‘dTi’Etn- vcn °i c âe mourir. Cette union ne pouvoit se faire sans dispense; & Com-pmur. mendon déclara, que la Cour de Rome la refuserait, si l’Edit de toléran-ce n’étoit révoqué : il le fut. Maximilien conclud la même année une au-tre alliance, pour laquelle il n’avoit pas besoin des faveurs ultramontai-nes; c’étoit le mariage d’Elisabeth sa seconde fille avec Charles IX, Rçi deFrance. Ces deux Princesses furent présentes à Spire, où l’Empereur tintune Diete le 13 Juillet 1570, & où l'on agita vivement la querelle si lavil-î37C . 15 _ 2> le de Hambourg appartenoit au Duché de Iloliíein ou à l’Empire, qui se‘ ' forrísioit par des mariages. Une Princesse de la maison de Mecklenbourg,

fille du Duc Ulric, fut reçue dans la couche du Roi de Dannemarc. En-fin Maximilien, pour accroître de plus en plus la puissance de fa maison, bri-guoit en faveur d'Ernest son fils les suffrages des Polonois, & vouloir l’éle-M'iximilien ver fur le trône, dont la mort avoit fait tomber Sigismond Auguste. Maisbrigue en- l a nation ne vouloir pas s’imposer un joug ausii pesant que celui de la mai-"j? ín i? r son d’Autriche : un Prince trop puissant pouvoit opprimer la Pologne,fiislhcou- comme il pouvoit la défendre; les Agens secrets de l’Empereur, les Am-ronne de bassadeurs même furent arrêtés (2); oc Henri Duc d’Anjou obtint une Cou-Pologne. ronne, qu’il méritoit peut ■ être alors, pareeque le vice & la superstitionn’avoient point encore flétri son ame.

Philippe II avoit enfin rappelle le cruel Duc d’Álbe des Pays-bas ; &quelques-unes de ses troupes y croient congédiées. Le, Duc de SaxeExpédition Lawenbourg, qui depuis long-temps cherchoit, non un prétexte, maisinutile du des troupes, pour faire la guerre à François son frere, recueillit ces sol-Duc de dats dispersés, en forma une armée, entra dans Ratzebourg, & livra cetteSaxe La- v fij e au j)Mge (3). E'espoir du butin attachoit seul ees brigands k leur^573-1575 ' dès qu’ils surent chargés de dépouilles, ils l’abandonnerent, & re-

' tournèrent dans leur patrie. Le Duc trop digne du .fort qu’il éprouvoit,alla chercher un asyle en Suede contre la vengeance de François, qui déjafaisoit des levées, & se préparait k défendre lès Etats. II devoir craindreque la Diete assemblée k Ratisbonne ne prononçât contre lui un arrêt de.proscription, qui le forçât k demeurer dans la retraite, qu’il avoit choisie.Mais Maximilien s’y occupa d’un objet qui le touchoit de plus près.Quoique, du temps de la Ligue de 8 massai de, on fût convenu qu’aucunfils ou frere de l’Empereur ne seroit élu Roi des Romains du vivant de sonpere ou de l’on frere, cette loi avoit été enfreinte en faveur de Maximilienlui - même, & il espérait l’enfreindre en faveur de son fils (4). II y réus-sit ; Rodolfe II fut couronné.

La

(i) Thuan. L. 42. Vit a Commendon. (2) Rescius de EleCtìonéHennti. (3) Lon-dorp Cent. Sleid. (4) Londorp L. 25. Chycrseuí L. 23.