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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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HISTOIRE DE L’E M P I R E

Sect. XII. Saxe vola h leur secours : bientôt on fut aux prises avec les Polonois ; laHist. d’Ab fortune des armes de Battorine se démentit pas: les Saxons furent défaits;letaagne, & bientôt Dantzic fut investi ; les habitants perdirent toute leur fierté h lui5S8-r6 y<f. vue àz enseignes Polonoifes ; ils demanderent la paix ; elle fut conclue parl’entremife de plusieurs Princes Allemands : les troupes Impériales sorti-rent de la place ; & Etienne reçut le ferment de fidélité des différentscorps de cette petite république, (i)

i57ih!57S. Rodolphe II qui voyoic bien, qu’il ne pouvoit conserver une ville, quine s’étoit attachée à lui que par caprice, ne prit point de part h cette ré-volution. Les affaires des Pays-bas l’intéreílòicnt davantage. Les troublesde Religion s’y étoient rallumés ; il avoit assemblé une diete à WormsDiete de pour les terminer(2) mais la fermentation étoit fi violente que l’explosionWorms V en paroisioit inévitable; & les moyens, qu’on employa pour la prévenir,4 e Cologne. f U rent fans effet. 11 fallut prendre les armes; & après quelques succès lé-gers, suivis de pertes désastreuses , les Allemands se virent contraints desortir dé cette contrée : le Prince Palatin ne remporta dans ses états que lahonte qu’on attache aux mauvais succès. Un nouveau congrès à Cologne,fut aussi infructueux que celui de Worms; la guerre continua dans les pro-vinces Flamandes, & leur liberté fe cimenta lentement du sang de leurs ha-bitants. L’Archjduc Mathias, las de lutter contre deux partis-, fans pouvoirles réunir, peu respecté dans tous les deux, abandonné par l’Empereurdans un gouvernement qu’il avoit pris fans son aveu, (z) résolut enfin de1580. fe délivrer d’un fardeau qui lui sembloit au dessus de ses forces. II renonçaau gouvernement, après avoir exhorté les Etats}à demeurer unis au CorpsGermanique, dont ils étoient membres, depuis que Charles V les y avoitassociés: on lui accorda une pension, & pour'payer ses services d’une ma-niéré plus distinguée, on voulut l’élever à l’Evêché de Líege vacant parla mort du Cardinal Groesbeck, & que Philippe II, qui ne pouvoit étouf-fer le resièntiment qui l’animoit contre Mathias, brigua & obtint pour Er-Chagrins ne st de Bavière. Rodolphe avoit été indigné du départ secret de Mathiasdomestiques p 0ar j es Pays-bas; mais il avoit encore dans fa famille d’autres sujets de

lie íioiiol- f,_ . p. v;i „ rp——J Ci DkiNnnina Wolsei- mu

phe.

chagrins: l’Árchiduc Ferdinand avoit épousé Philippine Welser fille d’unSénateur d’Augsbourg: ce mariage disproportíoriné , conclu d’ailleurs duvivant de Maximilien , & contre la défense , fut déclaré nul en Allema-gne, où le préjugé de la noblesse a donné aux loix plus de sévérité qu’ellesn’en ont ailleurs : plusieurs enfants avoient été les fruits de cette union.L’Empire n’avoit point voulu les reconnoitre, & les biens de Ferdinandavoient été substitués aux enfants de lès freres. Philippine mourut, Damepar lès vertus, & par ses charmes, digne d’ètre élevée au rang de Princes-se, mais-victime, ainsi que ses enfants, d’une orgueilleuse politique. Fer-dinand auroit dû apprendre par les suites de son premier mariage, combienil étoit dangereux de s’allier , fans l’aveu de l’Empereur; cependant il netarda pas à user des droits de Ion veuvage, non en Prince qui consulte l’in-

. (1) Thuan. L. 6;. Heidensteîn Hist. & Millier Hist. Poíon. ad ann. (2) Kheyen-huiler. Tom. 1. p. 153. Schade P. 3. L. 4. (3) Strada de beUo Belg. Dec. 2. Chy-

trsiïs L. 24.