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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’A L L Ë M A G N E. Liv. XXV. Sect. Xll. 475

térêt 6 c la volonté de l’état, mais en homme sensible, qui ne consulte que IJijì. d’Abson cœur : dans TEmpereur Rodolphe, il ne vit que son frère, 6 c crut îemagne,pouvoir se palier de son consentement; il épousa donc Anne Catherine, fil- 1558-1648.le de Guillaume, Duc de Mantoue, 6 c d’Eléonore d’Autriche. Cette se- JS8ltconde union, quoique plus honorable que la premiere, ne chagrina pasmoins Rodolphe, à qui elle faisoit voir Thumeur indépendante 6 c inflexiblede son. srere: cependant, comme on n'en vit point naitre d’ensants mâles-,les choses restèrent dans le mémo état.

Rodolphe qui auroit voulu régner fur des peuples tranquilles , 6c nes’occuper que de leur félicité, étoit loin de trouver ce calme néceílàire aubonheur public : chaque année étoit marquée par de nouveaux troubles dansquelque partie de l'Empire. Aix-la-Chapelle étoit le théâtre d’une division Dijsentîonsqui pouvoit avoir des suites fâcheuses ; il s’agiflòic de sélection de quatre ( ! an ^. â'Bourguemestres; deux Catholiques avoient été nommés, 6c les Protestants a m ^ e e 'eurent (1) aíìèz de crédit pour en faire nommer deux de .leur parti. L’Em-pereur confirma la premiere.élection, 6c rejeta la seconde: aussitôt toute laville est en armes; les draines font tendues, on en vient aux mains, 6c lesang coule: l’Empereur, informé de ces désordres-, 6c naturellement porcéh la clémence, offre une amnistie, pourvu que les premiers auteurs dutumulte soient chaffés, que les biens enlevés aux Catholiques leur soientrestitués, 6c que.Tordre renaifïè. avec la paix: on obéit après quelques re-montrances allèz vives, que TEmpereur n’écouta qu’ávec indignation : lesProtestants d’Aix. furent contraints d’avouer la supériorité des Catholiques.

Ceux de Trêves . virent avec autant de dépit, Jean de Schomberg succéderà Jacques d’Eltz. Schomberg étoit un Catholique, zélé jusqu’à l’enthou-fiasme, qui avoit juré une haine éternelle aux Protestants. (2)

Un sujet moins important, que sélection des Magistrats, pensa mettretoute T Allemagne en feu. C’étoit Taffaire du Calendrier Grégorien : celui 1582. ..de Jules César, dans lequel on ajoutoit un jour tous les quatre ans, pourconcilier Tannée civile avec Tannée céleste, laifloit encore subsister .unedifférence de onze minutes entre Tune 6c l’autre : les Peres du concile deNicée voulurent y rémédier, mais ils ne s’occuperent que du présent 6c nesongèrent point à l’avenir ; ainsi les équinoxes continuèrent à rétrograder6c il étoit à craindre, que ce faux calcul ne causât par la suite un boule-versement total dans les saisons , 6c une diflbnance funeste entre Tannéecivile, 6c Tannée céleste. Grégoire XIII voulut que son Pontificat fut Té- Bulle áepoque d’une réforme utile 6c permanente dans la supputation des années :. S r /fr irequoiqu’il fe crût infaillible, il consulta des sçavants, qui, s’ils ne font pas ^éclairés par le Saint Esprit, le sont souvent par la raison ; enfin il donna sqbulle le 24 Février. Ce n’est pas ici le lieu d’en détailler les calculs as-tronomiques ; mais Tordonnance la plus sage qui soit émanée de la courde Rome , celle qui deyoit être reçue partout avec plus de docilité , par*ceque partout la faine raison a le droit de donner des ordres , fut précisé-ment celle qui trouya le plus de contradicteurs. La S or bonne. la. rejeta,

, (r) Khevenhulltr Annales Tom. 1. (>.) Brouwer Annal Trevir.

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