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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’A L L E M A G N E. Liv. XXV. Sec t. Xll.

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breuxde cavallerie , résolu de périr avec fes soldats pour la défense de Hìst. d*Al-ì’Electeur. Iemagne,

La faction du Chapitre lui paroislànt assez puiílànte pour braver les for- Iîs8 ' l643 ‘ees de Gebhard, s’arrogea un pouvoir, dont les Papes oioient à peine fai-re usage , depuis la révolution qui s’étoit faite dans les esprits, celui dedélier les sujets du ferment de fidélité; ils n’aliéguoienc d’autre motif de ladéposition de Gebhard, que son attachement à des opinions, qu’ils nevouloient pas adopter; raison qui ne suffit pas fans doute, pour priver unPrince de son rang, & affranchir fes Vasiâux de leur devoir : envain leComte de Solms voulut faire prévoir aux Chanoines les fuites funestes d'u-ne telle conduite: l’appui du Prince de Parme, qui leur promettoit de l'ar-gent & des soldats, effaça Pimpreífion, que fes discours avoient faite. LeSénat & le Chapitre déclarèrent la guerre à l'Electeur,& le Due de SaxeLawenbourg fut élu Général de leur Armée. Alors Gebhard jetta lemasque , déclara son mariage avec Agnès de Mansfeld , & le renouvellafolemnellement à la face des autels & du peuple ; devenu moins violent,peut-être parceque fes ennemis lui avoient donné l’exemple de la violence,il tâcha de mettre dans fes intérêts, & les Princes Protestants, & l’Empe-reur lui même: on tint des assemblées sous le prétexte de terminer ces dif-férends, mais en effet pour les échauffer: plusieurs Princes amenerent destroupes, moins pour soutenir les droits de l'Electeur, que pour profiterde fes dépouilles. Ernest de Bavière accourut de Liege pour se faire pro-clamer Electeur de Cologne : les Etats de Westphalie ne virent rien quede juste dans la cause de Gebhard, & l’exhortérent à la soutenir jusqu’à laderniere extrémité. L’Empereur, qui n’avoit d’autre but que de mainte-nir chaque Religion dans le lieu où elle étoit établie, déclara qu’un Eleoteur Luthérien ne pouvoit regner fur un Electoral Catholique , qu’ainsiGebhard dévoie renoncer à fa croyance ou à fa dignité : l’Archevêque ré-pondit que fa conscience ne lui permettoit ni l’un ni l’autre. Les Prote-stants assemblés à Worms approuvèrent les scrupules du Prélat. (iY Ilsrésolurent de le défendre & même de le venger; un tel soutien ne parutpas suffisant à l’Electeur; il mendia encore celiri de la France; & quoiquele Pape lançât contre lui tous les foudres du Vatican, il n’en fut point in-timidé, parce qu’il tenoit dans fes mains des foudres plus réels. *

Malgré ces menaces, malgré les maux passes & à attendre encore, le & me j}

Sénat & le Chapitre de Cologne déférèrent l’Electorat & l'Archevêché proclaméh Ernest de Bavière: il étoit déjà Evêque de Liège, de Hildesheiin, & de Ete3eur&Freisingue ; mais, s’il falloit l’en croire, l’ambition & l'avidité n’avoientaucune part à tant de bénéfices accumulés fur fa tête ; il ne regnoit fur ces *

villes, que pour y faire regner la foi Catholique. Tandis que de part &d’autre, on caballoit, on intriguoir, on combattoit, les Princes assemblésà Francfort décidoient que Gebhard devoir céder son Electoral à Ernest,

& ne se réserver qu’une pension fur les revenus de cet Archevêché:- sespartisans s’éleverent contre une pareille proposition; & la guerre conti-

(i) ICIelt ubi supr.

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