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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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478 HISTOIRE DE L’E M P I R E

Sect. xii. nua: Frédéric de Saxe Lawenbourg vint mettre le siégé devant la forteref-tìîjl. d'Al- se de Ilulst; Gebhard courut au secours des assiégés, qui méritoient parleur ferme résistance ressort qu’il faisoit pour eux. Frédéric fut battu, &lS5 1 4 ‘ le champ de bataille sut surtout arrosé du sang Liégeois. Cependant lesfuites de cette victoire ne furent pas aussi heureuses pour Gebhard qu’il15L4- l’avoit espéré; ses ennemis bientôt relevés de leurs pertes investirent Bonn ,que Truchses Ion frere défendit envain avec un courage héroïque: un ci-toyen parle de le rendre, il le charge de fers; un secours approche de laplace, il est taillé en pieces par les ennemis; la terreur se répand dans laville, bientôt de la crainte on passé à la révolte; le prisonnier est délivré.Truchses tremble pour fa propre vie, les assiégés capitulent, & Ernest en-tre en triomphe dans la place. Gebhard ne fut point encore abattu parcette perte, son armée s’avança à la rencontre de celle d’Ernest ; mais lamauvaise fortune sembloic suivre partout l’Archevêque déposé, & décida du„. sort de cette bataille : de toute son armée quatre - vingt soldats échappèrentfuite* de au Larnage, le reste périt ou par le fer ennemi, ou dans les eaux de l’iílèl.

Gebhard. Gebhard abandonné par ses amis, trahi par ses sujets , poursuivi par la

Chambre Impériale, conservant encore dans fa disgrâce un courage néces-saire à son bonheur, mais inutile à fa fortune, alla chercher un asyle à laHaye ; où le Prince d’Orange le reçut avec les égards qu’il devoit à fa nais-sance, à sa valeur, & surtout à sa misere (i).

Diete de Ea Diete assemblée à Rothenbourg ne sit rien en faveur du malheureuxRnthen- Archevêque; ni aucune voix s’éleva pour demander fa grâce:.on agitabourg. encore l’affaire du Calendrier Grégorien, que les Protestants reçurent en-I5S5> fin, en déclarant, qu’ils ne l’acceptoient point, pour obéir au Pape, maisseulement pour obéir à l’Empereur & à f'Empire (ils auroient dû ajouter)& à la raison. La treve avec les Turcs étoit prolongée pour neuf ans;les troubles de Cologne étoient appaifés : Gebhard retiré dans les Pays-basne faisoit que fe plaindre, & ne songeoit point encore à se venger; pourcomble de malheur il avoir vu le Prince d’Orange son protecteur expirersous les coups d’un asiàssin : une mort moins affreuse avoit enlevé Auguste158 ' Electeur de Saxe. Toute l’Allemagne étoit tranquille, «St les Protestants,ne trouvant plus de dangers à'courir dans leur patrie, en alloient chercher enLe Baron de France fous la conduite du Baron de Dohna, & fous les drapeaux du RoiDohna va de Navarre. L’Empereur céda aux instances de Philippe Roi d’Espagne,nu secours Lt des Princes Lorrains, qui vouloient exclure (2) Henri du droit de suc-< Navarrs U ce ® on ^ E couronne de France. Une bulle l’en déclaroit déchu, & le trai-rait de génération bâtarde. Rodolphe ordonna au Baron de licentier sestroupes & de rentrer dans l’Empire: celui-ci répondit, que les Protestantsisièmblés avoient résolu de ne pas souffrir, qu’un écrit aussi extravagantqu’injurieux enlevât une couronne à un Prince si digne de la porter; qu’iltfavoit point agi de son propre mouvement, & qu’il y étoit autorisé partous les Princes Luthériens : l’ordfe de l’Empereur fut moins puiflânt que lespropositions que Henri III sit faire aux Luthériens Allemands, il sçut tel-lement les gagner par de riches promesies qu’ils abandonnèrent le héros

(O Iffelt L. 4. Chytrœus p. 470.

(2) Hifl.de l'Alsace, V. 2. L. 6 .