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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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HISTOIRE DE L’EMPIRE

Sect. XII. mort caufà le plus de troubles; on vit k la fois deux élections , l’une faiteHift. d’Al- p ar j es Catholiques, l’autre par les Protestants : les premiers appellerent à>558^648. l’Evêché le Cardinal de Lorraine, persécuteur des Protestants, & qui, au

-besoin, eut été leur bourreau : les autres nommèrent Jean Georges de

Guerre ci- Brandebourg; & le Sénat fe prépara k justifier ce choix par la force desvtle en cU--armes. L’Empereur crut prévenir la guerre civile, qui alloit embraser.jact. l’Alsace, en donnant à Ferdinand son frere Padministration de TEvêché,& une puissance illimitée pour terminer ce différend : les Protestants ne vou-lurent point Tadmettre pour juge, ils prétendoient que l’Empire seul pou-voit prononcer fur cette contestation: cependant le Cardinal de Lorraine5592, r;9Z. s’avança à la tête d’une armée; la prise de Kochersberg fut fa premiere ex-péditon, tous les soldats furent passés au fil de l’épée ; un seul fut épar-gné , k condition qu’il serviroic de bourreau à son Commandant : le Prélatfit quelques autres conquêtes, & s’y comporta d’une maniéré aussi contrai-re k la Religion & aussi conforme à son caractère altier & féroce ; mais ilfut vaincu par le Prince d’Anhalt k qui le Sénat avoit déféré le commande-ment de son armée. L’Empereur ordonna aux deux partis de mettre basles armes, «Sc d'a t tendre le jugement des commissaires , qu’il devoit nom-mer; c’étoient Wolfgang Brandell, Archevêque de Mayence; Jules, Evê-que de Wurtzbourg; Ferdinand, Archiduc d’Autriche; Louis, Landgravede lleste; Philippe Louis de Bavière, Comte Palatin; & Frédéric Guillau-me, Administrateur de l’Electorat de Saxe: comme dans le Corps Germa-nique, les affaires traînent toujours en longueur, on renvoya celle-ci k uneassemblée qui devoit se tenir à Francfort fur le Mein, & l’on ordonna que„ toutes choses resteroient dans l’état où elles sc trouvoient alors (1).

*594 7595 Après une astèmblée particulière de plusieurs Princes Protestants k Heil-bronn, dont l’Electeur Palatin dirigea les délibérations, & où l’on agitales griefs du parti Religionnaire, contre l’Empereur; il y eut une Dietek Ratisbonne, dont le seul objet d’attention fut la Hongrie ; on accorda dessecours k l’Empereur contre les Turcs qui la désoloient; cette guerre futsanglante & dura plusieurs années: l’Allemagne en étoit tellement allarmée,qu’on oublioit toutes les affaires intérieures pour s’occuper des périls de laHongrie ; & de l’Autriche, qui étoit en proie k des distendons intestines ;Révolte (ies les paysans soulevés par la tyrannie des Seigneurs avoient pris les armes,paysans tout y étoit en combustion; il étoit k craindre que les Turcs ne profitassentde cette révolte ; on se hâta de la calmer : on étoit loin de songer à pu-nir, heureux de pardonner, fi le pardon étoit accepté: il le fut & toutrentra dans Tordre: les troupes Impériales au bruit du soulèvement des pay-sans, imitèrent leur exemple ; elles n’étoient point payées; elles saccagèrentles villes, les bourgades, pour s’indemniser de la solde que leur Princeleur refusent (2): enfin quelques supplices & beaucoup d’argent appaifé-rent cette sédition ; «St h peine fut elle calmée, qu’on reprit les armes con-tre les Turcs. On fe flattoit envain cependant que la tranquillité conti-nueroit de regner dans l’Autriche, tandis que la Hongrie feroit un théâtre

de

Jlutri-

cltiens.

1S96.

O) Thuan. L. 104. Khevenhuller, T. 3,4. Schadaeus &c.(2) Ist«anf. L. 27, 28. Struv. Pcr. 10. S. 7. Londorp L.

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